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«Il n'y a rien à cacher»: le président de la CAF rejette les accusations de corruption du Sénégal après le fiasco de la CAN

Lors de la CAN 2025, l’attaquant marocain Brahim Diaz a manqué son penalty. Le Sénégal s’est ensuite imposé 1-0 grâce à un but de Pape Gueye. [@Sébastien BOZON / AFP]

En mars dernier, le Maroc a été déclaré vainqueur sur tapis vert de la CAN. Une décision qui a suscité la colère du Sénégal, lequel accuse la CAF de corruption. Une accusation à laquelle a répondu le président de l'instance du foot africain.

Ça chauffe dans les coulisses de la Confédération africaine de football. Son président, Patrice Motsepe, a démenti, le 9 avril dernier au Maroc, les soupçons de corruption visant l’institution, formulés par le gouvernement sénégalais après le retrait du titre de champion d’Afrique à son équipe au profit du Maroc.

«Si quelqu'un veut engager une action en justice en alléguant qu'il y a de la corruption à la CAF, non seulement je l'accueille favorablement, mais je l'encourage. Il n'y a rien à cacher», a déclaré M. Motsepe durant une conférence de presse à Salé, près de Rabat, qualifiant ces accusations de «fausses et sans fondement».

Pour rappel, le 18 mars dernier, le gouvernement sénégalais avait demandé à ce qu’une enquête internationale soit ouverte «pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF». 

En cause, une décision prise la veille par un jury d’appel de la CAF qui avait déclaré l'équipe du Sénégal «forfait lors de la finale» et homologué la victoire du Maroc sur tapis vert par 3-0. Sans surprise, cette décision avait été saluée par le Maroc, mais contestée par le Sénégal qui s’était alors empressé de déposer un recours devant le Tribunal arbitral du sport à Lausanne, en Suisse.

À l’époque, le président de la CAF avait alors déclaré que les «problèmes liés à la finale (étaient) derrière (eux) (...) car le jugement est en cours», affirmant que «quelle que soit la décision du TAS, (il) la respectera et l'appliquer(a)».

À ce jour, le TAS n'a pas encore rendu son verdict. En conséquence, le trophée de la CAN 2025 demeure, pour le moment, sénégalais. 

Une finale sous très haute tension  

La finale de la CAN 2025 s’est tenue le 18 janvier à Rabat, au Maroc. Une rencontre sous haute tension, longtemps très disputée entre les deux équipes. En fin de match, un penalty a été accordé au Maroc après consultation de la VAR (assistance vidéo à l’arbitrage).

Une décision qui a mis le feu aux poudres : le score était alors de 0-0 et, quelques minutes plus tôt, un but avait été refusé au Sénégal pour cause de position irrégulière détectée après visionnage des images.  

Ulcérés par cet arbitrage, les Lions de la Teranga avaient alors quitté le terrain en signe de protestation, plongeant la finale dans le chaos et la confusion. Finalement, après de longues minutes d’interruption, les joueurs étaient revenus sur la pelouse, poussés notamment par leur capitaine.

Dans le même temps, l’attaquant marocain Brahim Diaz a manqué son penalty, volontairement ou non. Le Sénégal s’est ensuite imposé 1-0 grâce à un but de Pape Gueye inscrit en prolongation.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Néanmoins, en football, lorsqu’une équipe entière de quitte le terrain en cours de match, cela peut être vu comme un abandon. Dans ce cas, l’arbitre est en mesure d’interrompre définitivement la rencontre et le match est ensuite donné perdu sur tapis vert, généralement sur le score de 3-0. C’est la règle que la CAF a tenté d'appliquer lors de la finale de la CAN 2025.

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