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Déconfinement, couvre-feu, vaccination... ce qu'il faut retenir de l'entretien d'Emmanuel Macron à la presse régionale

Emmanuel Macron a détaillé les quatre étapes du déconfinement qui s'étaleront sur les mois de mai et juin.[Ludovic MARIN / AFP]

Emmanuel Macron l'avait annoncé : le mois de mai doit marquer le début du déconfinement en France. Dans un entretien accordé à la presse quotidienne régionale ce jeudi 29 avril, le président de la République a détaillé les étapes de cette réouverture et les mesures à venir en matière de vaccination.

Un déconfinement en quatre étapes

Dès le lundi 3 mai, une première marche sera franchie avec la fin des attestations dérogatoires et des restrictions liées aux déplacements des Français.

Dans un deuxième temps, au mercredi 19 mai, le couvre-feu sera décalé à 21h et les rassemblements seront limités à 10 personnes contre 6 à l'heure actuelle.

Le même jour, les commerces, terrasses et lieux culturels pourront rouvrir, avec une jauge maximale de 800 personnes à l'intérieur et 1.000 à l'air libre. Les événements sportifs seront autorisés mais soumis au même restrictions. Il n'y aura pas plus de six convives aux tables des restaurants.

La troisième étape commencera le mercredi 9 juin. A cette date, les bars et restaurants pourront accueillir des clients à l'intérieur, toujours dans la limite de six personnes par table. Le couvre-feu sera à nouveau repoussé à 23 heures et les salles de sports rouvriront leurs portes. Le télétravail, qui sera resté la règle jusque là, pourra être assoupli.

Enfin, au mercredi 30 juin, le couvre-feu sera définitivement levé et les rassemblements de plus de 1.000 personnes (stades, festivals, foires ou expositions) seront permis, avec pass sanitaire.

Des «freins d'urgence sanitaire» si besoin

Dans son interview à la presse régionale, le président de la République espère que «la France entière pourra passer à l'étape du 19 mai». Mais le gouvernement se réserve la possibilité d'«actionner des freins d'urgence sanitaire dans les territoires où le virus circulerait trop».

Des réouvertures pourraient ainsi être bloquées si le taux d'incidence dépasse 400 infections pour 100.000 habitants, si ce même taux augmente brutalement ou si les services de réanimation sont menacés de saturation.

Des aides «au prorata de la reprise d'activité»

Les établissements qui rouvriront en mai bénéficieront des mêmes aides qu'en avril. Mais, pour accompagner le redémarrage  «sans créer de fragilités économiques», le chef d'Etat veut proposer «une réponse adaptée par secteur». Cela passera par la mise en place d'aides «au prorata de la reprise d'activité», à partir du 1er juin.

Assumant le «quoi qu'il en coûte», Emmanuel Macron se dit conscient de devoir rembourser cette «dette Covid» par la suite mais promet «qu'il n'y aura pas de hausses d'impôts en sortie de crise».

La vaccination pour les personnes obèses dès le 1er mai

Selon le président de la République, cette nouvelle extension de la campagne de vaccination concerne «2,3 millions de Français [...] qui ont une surcharge pondérale sérieuse». Pour l'heure, il n'est pas question d'ouvrir l'accès aux vaccins à l'ensemble de la population. «On va continuer à prioriser par âge parce que c'est le plus efficace», estime Emmanuel Macron.

Le chef d'Etat a également abordé les capacités de production de vaccins en Europe, «le continent leader» en la matière, selon lui. Il évoque «250 millions de doses» qui seront produites sur le sol européen cette année et «2,5 milliards» autres déjà commandées. Il ajoute que l'Europe produira «plus de 2 milliards» de vaccins contre le Covid-19 «sur 2022-2023 pour faire les éventuels rappels de vaccination dont on aura peut-être besoin».

Les examens maintenus

Les épreuves terminales du baccalauréat et du bac pro auront bel et bien lieu en juin, de même que celles des BTS, avec «une session exceptionnelle de rattrapage» en juillet pour ce dernier diplôme.

Du côté de l'enseignement supérieur, les partiels des étudiants suivront le calendrier prévu et des sessions de rattrapage seront organisées pour les candidats malades du coronavirus.

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