Selon un dernier bilan du parquet de Paris, 225 personnes majeures ont été placées en garde à vue, dont près de la moitié pour des atteintes aux forces de l'ordre, en marge des célébrations de la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. Parmi ces individus, 70 ont été déférés.
Deux jours après les débordements à Paris liés aux célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, la justice continue de faire son travail. Alors que 225 personnes majeures ont été placées en garde à vue, 70 ont été déférées, et quatre ont déjà été condamnées, a indiqué ce lundi le parquet de Paris à CNEWS. 68 gardes à vue ont par ailleurs été prolongées et étaient encore en cours cet après-midi.
Dans le détail, 70 défèrements ont été décidés avant midi, ce lundi. Parmi eux, 13 ont été déférés en comparution immédiate, 26 en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), 5 déférés après une convocation par procès verbal, 20 déférés devant le délégué du procureur, et 6 déférés par ordonnance pénale, une procédure décidée par le Procureur pour les délits et les contraventions de 5e classe.
De plus, 34 personnes ont été convoquées par la justice ce lundi, dont 17 pour une audience, 5 devant un délégué du procureur et 12 qui se verront notifier une ordonnance pénale. De plus, 68 gardes à vue étaient encore en cours ce lundi après-midi. En revanche, 9 gardes à vue ont été levées, tandis que 61 procédures ont été classées, dont 5 pour irrégularité procédurale, 51 pour infractions insuffisamment caractérisées, 4 pour réparation par la victime et une pour auteur inconnu.
déjà quatre condamnations
Concernant les 26 personnes majeures déférées à la suite d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure qui permet de juger rapidement l'auteur d'une infraction qui reconnaît sa culpabilité - elle est aujourd'hui également appelée «plaider-coupable» -, quatre ont déjà été jugées ce dimanche 31 mai.
Trois hommes ont été condamnés à la même peine de quatre mois de prison avec sursis et deux ans d’interdiction de détenir ou de porter une arme pour des faits de «détention sans motif légitime de produit incendiaire». Un homme a été condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de «violences sans ITT sur un fonctionnaire de police» (jet d’une bouteille en direction des policiers - aucun blessé).