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Paris : sept militants d’Extinction Rebellion jugés ce mercredi pour avoir déployé un drapeau palestinien sur la statue de la République

Les faits qui sont reprochés aux prévenus, militants d’Extinction Rebellion, sont survenus le 14 juin 2025, lors d’une manifestation propalestinienne à Paris. [Zakaria ABDELKAFI / AFP]

Ce mercredi 10 septembre, sept militants d’Extinction Rebellion comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont poursuivis pour être, le 14 juin, montés sur la statue place de la République lors d’une manifestation de soutien à la Palestine. 

L’heure du jugement a sonné. Deux femmes et cinq hommes, âgés de 26 à 53 ans, doivent comparaître ce mercredi 10 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont poursuivis pour «mise en danger de la vie d'autrui», «rébellion» et refus de donner leurs empreintes digitales. L'un d'entre eux est aussi poursuivi pour avoir refusé de déverrouiller son téléphone.

Les faits qui sont reprochés aux prévenus, militants d’Extinction Rebellion, sont survenus le 14 juin 2025, lors d’une manifestation propalestinienne à Paris. Ce jour-là, les sept militants étaient montés sur la statue afin de vêtir Marianne, qui surplombe le monument, d'une chasuble aux couleurs du drapeau palestinien sur lequel était inscrit «Free Gaza».

À l'issue de cette action, conjointement organisée par Extinction Rebellion (XR) et EuroPalestine, des policiers avaient tenté de faire descendre les militants, mais ces derniers auraient repoussé l'échelle des forces de l'ordre.

Des amendes requises à l'encontre des militants

En fin d'après-midi, les policiers avaient finalement utilisé la nacelle d'un camion de pompiers pour déloger de force et interpeller les militants, assis en rond et attachés les uns aux autres.

Selon l'AFP, une vidéo filmée par un journaliste et relayée sur les réseaux sociaux montrait notamment l'un des prévenus suspendu dans le vide, tenu entre les jambes d'un policier en rappel.

Au cours de l’audience du mardi 19 août, le procureur avait demandé de relaxer les prévenus du chef de «mise en danger de la vie» des forces de l'ordre, considérant que l'intervention des policiers, bien que «périlleuse», rentrait «dans le cadre de leurs missions».

En revanche, le parquet a demandé au tribunal de condamner trois des sept prévenus pour «rébellion», soulignant que certains auraient tenté de mordre les forces de l'ordre ou de leur donner des coups de pied. Des amendes de 500 à 1.000 euros ont été requises par le ministère public. 

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