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Quotas d’immigration, 13e mois pour tous, nouveau code du travail, coopération avec l’Algérie… Gabriel Attal dévoile ses mesures pour 2027

A l’occasion de la Fête du travail, Gabriel Attal a martelé son ambition : faire travailler les Français qui y aspirent. [Bertrand GUAY / AFP]

Le patron de Renaissance, Gabriel Attal, a dévoilé ce jeudi ses propositions pour réformer la France, avec un objectif en tête : la présidentielle de 2027. Pour ce faire, l’ancien Premier ministre entend s’attaquer à tous les sujets, avec une grande priorité : la réforme du Code du travail.

En homme libre. C’est ainsi que se présente Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, ancien Premier ministre, et probable futur candidat à la présidentielle. C'est d'ailleurs comme cela qu'il a titré son livre paru aux éditions de l’Observatoire, la semaine dernière. S’il n’est toujours pas officiellement entré dans la course pour l'Elysée, l’ex-locataire de Matignon rôde encore son programme. Dans les colonnes du Figaro, il en a détaillé les premiers grands axes : réforme du Code du travail, choc des salaires, quotas d’immigration ou encore relation avec l'Algérie.

A l’occasion de la Fête du travail, Gabriel Attal martèle son ambition : faire travailler les Français qui y aspirent. «On travaille 110 heures de moins que les autres pays européens, ce n’est pas tenable», déclare-t-il. Pour cela, le patron de Renaissance entend tout réformer. «Nous devons repenser en profondeur notre Code du travail. Repartir de zéro pour en écrire un nouveau, simple, qui soit une sorte de Constitution du travail, avec un petit nombre de grands principes, en laissant le reste aux accords de branche et accords d’entreprise», détaille l’ex-Premier ministre.

«Travailler mieux pour gagner plus»

En creux, Gabriel Attal propose notamment de remettre sur la table sa réforme avortée de l’assurance chômage qui «incite beaucoup plus à travailler». À la clé, selon lui, la création de 100.000 emplois. Autres propositions : le passage à la semaine de quatre jours sans diminution du temps de travail, «là où c’est possible et concerté», ou encore la suppression du plafond de 220 heures supplémentaires annuelles autorisées. «Il n’y a pas de raison que ce seuil existe alors que tant de Français veulent améliorer leur rémunération», avance le député.

Autre grande priorité du patron de Renaissance : les salaires. Pour les augmenter, Gabriel Attal promet un «choc de 40 milliards d’euros» avec une logique de «droit au brut», où le net se rapproche massivement du brut. Cela permettra selon lui d’obtenir «quasiment un 13e mois pour tous», a-t-il avancé. Face au développement de l’IA qui menace des emplois, le député des Hauts-de-Seine propose de former 20 millions de salariés français en cinq ans. Gabriel Attal promet par ailleurs une refonte totale du financement de notre modèle social pour faire des économies.

Quotas d'immigration et relation avec l'Algérie

Dans le Figaro, Gabriel Attal assume sa préférence pour une immigration «de travail». Le probable futur candidat pour 2027 propose que tous les deux ans, les partenaires sociaux définissent les besoins du marché du travail en matière d’immigration. Et que ces besoins soient «votés sous forme de quotas par le Parlement». Il souhaite s’inspirer du modèle canadien «pour faire l’adéquation entre l’immigration et nos besoins économiques avec des critères à respecter, comme la maîtrise de la langue ou l’acceptation des valeurs de la République».

L'ancien Premier ministre prône également le retour d'une coopération avec l’Algérie. Il souhaite «repartir de zéro dans notre relation bilatérale», ce qui nécessite «de remettre en cause des accords anciens, probablement pour en bâtir de nouveaux». «Notre coopération est nécessaire, notamment en matière de renseignement. Ceux qui nient cela, surtout quand ils ont été dans la position de devoir lutter contre le terrorisme, me semblent tout à fait incohérents», détaille Gabriel Attal.

Livret garde d'enfants et formation de personnel

Parmi les autres mesures, Gabriel Attal souhaite confier la gestion du système de retraite aux partenaires sociaux, y compris le régime de base, mais aussi la création d’un livret garde d’enfants sur le modèle du Livret A, pour «aider les collectivités locales à financer de nouvelles places en crèche». Il propose également la formation de 200.000 professionnels de la petite enfance d’ici 2030. Le tout dans l'optique de libérer du temps, notamment pour les femmes «qui trinquent trop souvent». 

Du temps, c'est ce que souhaite accorder l'ancien Premier ministre aux Français, surtout pour ceux qui souhaitent le consacrer au travail, avec une plus grande flexibilité. Le député veut permettre une meilleure conciliation entre la vie personnelle et professionnelle. «Je crois à une révolution du travail autour de trois principes : travailler tous, travailler mieux, pour mieux en vivre», conclut Gabriel Attal. 

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