Ce 25 août, François Bayrou tiendra une conférence de presse au cours de laquelle il devrait revenir sur sa proposition de supprimer deux jours fériés. Une mesure polémique et rejetée massivement par l’opinion publique. Selon une étude Odoxa, plus de huit Français sur dix y sont opposés.
C’est non. La proposition de François Bayrou de supprimer deux jours fériés pour réaliser des économies n’a pas convaincu les Français. Selon un sondage Odoxa publié ce dimanche 24 août par Le Parisien, 84% des sondés s’y opposent.
Interrogés sur l’hypothèse de supprimer un seul jour férié, les Français se montrent tout aussi réticents : 83% y sont hostiles. De plus, 80% des sondés estiment qu’une telle mesure reviendrait à un «impôt déguisé».
«Les Français n'en veulent pas. Ils tiennent à leur équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle et cette mesure est vécue comme une violence et un préjudice», rapporte Gaël Sliman, le président d'Odoxa, dans les colonnes du Parisien.
Pour rappel, en juillet dernier, le chef du gouvernement avait suggéré de supprimer deux jours fériés : le lundi de Pâques, dont la date varie entre fin mars et fin avril, et le 8 mai, jour de commémoration de la victoire des Alliés en 1945.
Objectif affiché : redresser les finances publiques. Selon l’exécutif, cette mesure rapporterait 4,2 milliards d’euros à l’État. Un montant qui pourrait être jugé dérisoire au regard des 44 milliards d’euros d’économies que François Bayrou souhaite inscrire dans le budget 2026.
Une conférence de presse sous haute tension
Le Premier ministre tiendra ce lundi 25 août, à 16h, une conférence de presse très attendue. Outre la question des deux jours fériés, il pourrait détailler quels avantages accordés aux responsables politiques seront supprimés, dans le cadre du plan d’économies annoncé.
Cette prise de parole s’annonce particulièrement tendue. Le gouvernement est, en effet, menacé d’une motion de censure sur son budget 2026, déposée à la fois par la gauche et par le Rassemblement national.
À cela, s’ajoutent les appels à bloquer le pays le 10 septembre prochain. Autant dire que le Premier ministre s’apprête à vivre une rentrée sous haute tension.
(L’enquête a été réalisée par Odoxa pour Le Parisien, auprès d’un échantillon de 1.004 personnes, âgées de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, interrogés par internet entre le 20 et le 21 août 2025)