Affaire Benalla : l'Elysée envisage de nommer un directeur général des services

Plus de deux semaines après les révélations autour des agissements de l’ancien chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, plusieurs changements pourraient intervenir dans l’organisation de certains services du palais présidentiel.

Tout savoir sur la journée du lundi 6 août

16h

Au regard des «dysfonctionnements» révélés par l’affaire Benalla à l’Élysée, la présidence de la République «envisage de nommer un directeur général des services, chargé de coordonner tous les services», a indiqué lundi l'entourage d’Emmanuel Macron.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNÉE DU vendredi 3 AOÛT

22h30

Les observateurs en immerson aux côtés de policiers et gendarmes devront désormais obtenir une autorisation, signer une charte et porter un «signe distinctif», a annoncé vendredi le ministère de l'Intérieur, formalisant des engagements pris après l'affaire Benalla. Ces instructions «d'application immédiate» reprennent les conclusions d'un rapport de la police des polices remis la semaine dernière au ministre Gérard Collomb

15h45

Alors que Me Yassine Bouzrou, l'avocat du syndicat policier Vigi, partie civile dans l'affaire Benalla, avait demandé à ce que les juges élargissent leur champ d'investigation à une dissimulation de preuves à la suite de la disparition du coffre contenant trois armes, au domicile de l'ancien collaborateur de l'Elysée, le parquet a refusé d'accéder à cette demande. 

Ainsi, selon une source judiciaire auprès de l'AFP, comme il n'est reproché aucune infraction sur les armes dans ce dossier à Alexandre Benalla, il n'y a pas lieu de délivrer un réquisitoire supplétif, a décidé jeudi le parquet de Paris.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNÉE DU lundi 1er août

17h30

Selon les informations du journal Le Monde, qui révèle les premiers éléments de l’enquête pour «violences en réunion» à l’encontre d’Alexandre Benalla et Vincent Crase, lors d’une perquisition au siège parisien d’En Marche!, deux pistolets non déclarés ont été découverts rangés dans une armoire par les enquêteurs. Deux armes qui viennent donc s’ajouter à celle détenue par Vincent Crase lors des manifestations.

Au domicile d’Alexandre Benalla, divers éléments habituellement détenus par les forces de l’ordre ont également été découverts, notamment un gyrophare bleu. Plus important, alors qu’Alexandre Benalla possède quatre armes, supposées être rangées dans un coffre-fort, l’ensemble du matériel «se sont volatilisées», selon le quotidien. Benalla aurait alors expliqué que ces armes avaient «dû être emmenées dans un lieu sûr par une personne», mais assure qu’il ne s’en est pas chargé.

Enfin, dans son bureau à l’Elysée, les enquêteurs auraient mis la main sur un document confidentiel daté du 5 juillet et qui consisterait en une «proposition de plan de transformation organisationnelle des services».

Tout savoir sur la journée du mardi 31 juillet

19h45

Comme attendu, l'Assemblée nationale a également rejeté la motion de censure déposée par les trois groupes de gauche. Seuls 74 députés, socialistes, communistes, Insoumis, plus 10 non inscrits, dont les élus RN ou encore Delphine Batho, mais aussi deux LR, Eric Diard et Arnaud Viala, y ont apporté leurs suffrages. Le groupe LR avait décidé de ne pas la voter.

18h40

L'Assemblée nationale a rejeté sans surprise la première motion de censure du gouvernement, celle déposée par les députés LR. Seuls 143 députés, ceux du groupe de Christian Jacob, les 17 Insoumis et 14 communistes, mais aussi 11 non inscrits, dont Marine Le Pen, ont voté cette motion. Il en aurait fallu 289 pour faire chuter le gouvernement.

17h

Jean-Luc Mélenchon, chef de file des députés Insoumis, s’est également exprimé au sujet de la motion de censure présentée par la gauche. A ses yeux «cette affaire n’est pas celle d’un dysfonctionnement, mais celle d’un mode de fonctionnement». «Nous n’avons pas fini de détrôner les monarques», assène-t-il.

16h30

L'association anticorruption Anticor a saisi mardi la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour qu'elle demande à tous les chargés de mission de l'Elysée, sous le feu des projecteurs depuis l'affaire Benalla, de se conformer aux règles de transparence, selon un courrier consulté par l'AFP.

15h45

C’est maintenant au tour d’Édouard Philippe de prendre la parole pour répondre aux deux motions de censure. Le Premier ministre dénonce une «instrumentalisation politique», motivée par la «volonté d’atteindre» Emmanuel Macron.

«Vos motions de censure ne sont rien d'autre que des motions de blocage», a tempêté le Premier ministre, en épinglant «l'espoir» supposé des oppositions de droite et de gauche «de ralentir le rythme de la transformation du pays». Édouard Philippe liste ensuite les réformes mises en place depuis la prise de fonction de son gouvernement, avant de promettre «nous ne ralentirons pas, nous ne lâcherons rien», «peut-être est-ce précisément ce qui vous inquiète», a-t-il enfin ironisé.

«S'il s'agit aujourd'hui de motions de censure contre tout cela (les réformes), je vous avoue que je ne crains pas le jugement de notre Assemblée, pas plus que je ne crains le jugement des Français», a-t-il conclu.

15h30

C’est maintenant André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine qui prend la parole pour présenter la motion de censure de gauche contre le gouvernement. «Tout pouvoir sans borne ne saurait être légitime», assène-t-il.

«Vous croyez marcher vers votre salut, mais vous courez vers votre servitude» et «vous avez ouvert une plaie qui ne se refermera pas», a-t-il poursuivi, en s'adressant aux députés LREM.

15h

Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée, a pris la parole le premier pour présenter la motion de censure de la droite. Christian Jacob essuie des huées venues des députées LREM quand il qualifie Alexandre Benalla de «barbouze s’il en est».

«Il faut en finir avec la confusion des pouvoirs, la présidence n’est pas au-dessus des lois», martèle-t-il. Les Insoumis applaudissent bruyamment ses paroles, au contraire des députés LREM qui se manifestent bruyamment quand Christian Jacob les décrit comme «plus godillots que jamais».

9h40

L'audition de Christophe Castaner par la commission d'enquête du Sénat est terminée. Ce dernier a notamment annoncé le licenciement de Vincent Crase.

Lors du 1er Mai, Vincent Crase «n'avait nullement le statut d'observateur», a déclaré Christophe Castaner. 

Après révélation de l'affaire le 20 juillet, Christophe Castaner a décidé d'engager le licenciement de Vincent Crase, notamment pour atteinte à l'image du mouvement LREM. Christophe Castaner «considère que les faits révélés» sont «susceptibles de porter le discrédit sur notre mouvement». «Ce n'est pas une raison pour justifier un licenciement, mais c'est une raison pour assumer un risque de procédure devant les prud’hommes» a-t-il reconnu.

9h25

«Je considère que nous ne sommes pas dans une affaire d'Etat, et je ne pense pas minimiser», estime Christophe Castaner. 

9h10

Christophe Castaner assure qu’il n'y avait pas de rétention de salaire» comprise dans la sanction contre Vincent Crase : il a été suspendu pendant 15 jours mais a bien été payé, comme Alexandre Benalla.

8h40

Christophe Castaner affirme n'avoir jamais été témoin d'abus de pouvoir de la part d’Alexandre Benalla.

8h35

«Jamais monsieur Crase ne m'a accompagné dans mes déplacements, et encore moins armé. Ce qui est écrit dans le journal Libération est un mensonge», lance Christophe Castaner.

8h10

Vincent Crase est «l'un des agents en charge de l'accueil et de la sécurité du siège de La République en marche», en tant que «responsable adjoint sûreté et sécurité du parti» explique Christophe Castaner, qui affirme que des employés du parti l'ont reconnu sur la vidéo dès le 2 mai, de même qu'Alexandre Benalla. Castaner explique l'avoir convoqué le 2 mai, et que Vincent Crase avait affirmé avoir agi en tant que gendarme réserviste, et avoir été présent à la demande d'Alexandre Benalla.

8h05

«J’ai été personnellement choqué par ces images. Je condamne les actes d’Alexandre Benalla et Vincent Crase», déclare le délégué général de La République en marche.

8h

Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement et délégué général de LREM est auditionné par la commission des Lois du Sénat sur l'affaire Benalla. 

7h

Après dix jours de crise autour de l'ex-conseiller d'Emmanuel Macron, et à la veille de la pause estivale des députés, Christian Jacob (LR) et André Chassaigne (PCF) prendront la parole à partir de 15H00 pour défendre ces motions, les premières de l'ère Macron. Suivront les autres chefs de file des groupes politiques. 

Avant les votes sur chacune, c'est le Premier ministre qui donnera la réplique, pour s'expliquer à nouveau sur le comportement d'Alexandre Benalla, mis en examen après des violences le 1er mai, et sur la réaction de l'Elysée et l'Intérieur.

Tout savoir sur la journée du lundi 30 juillet

Cinq auditions étaient prévues à la commission d'enquête du Sénat, ce lundi, afin d'éclairer la chaîne de commandement sur le rôle d'Alexandre Benalla lors des déplacements présidentiels. 

10h30 : le préfet des Hauts-de-France Michel Lalande
11h30 : le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier
14h30 : le directeur de cabinet de Gérard Collomb, Stéphane Fratacci
16h : le préfet des Bouches-du-Rhône Olivier de Mazières
17h30 : le chef du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), le colonel Lionel Lavergne.

18h30

Le parquet de Paris a annoncé lundi l'ouverture d'une nouvelle enquête dans l'affaire Benalla, pour d'autres violences commises le 1er mai dans la capitale, cette fois au jardin des Plantes, quelques heures avant les heurts survenus place de la Contrescarpe. Cette enquête a été ouverte après les plaintes de deux jeunes de 23 et 24 ans affirmant avoir été victimes d'une interpellation musclée au Jardin des Plantes, dont des images ont été diffusées par Libération, où se trouvaient l'ex-collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla et son acolyte Vincent Crase.

16h30

L'audition de Stéphane Fratacci est terminée. C'est maintenant Olivier de Mazières, préfet de police de Bouches-du-Rhône, qui est entendu par la commission des Lois du Sénat.

16h

Stéphane Fratacci assure qu’il n’a eu connaissance du port d’arme accordé à Alexandre Benalla qu’après lecture de l’article du journal Le Monde.

15h45

Le 2 mai, à propos de la vidéo : «Je me suis assuré que l’employeur de la personne figurant sur cette vidéo disposait de l’information, la prenait en compte, s’entretenait avec lui et entendait apporter une réponse à ce comportement».

15h30

Interrogé sur les raisons pour lesquelles le cabinet du ministre de l’Intérieur n’a pas saisi l’IGPN, Stéphane Fratacci estime que «la question de la saisine de l’IGPN n’a pas du tout été évoquée» parce qu’Alexandre Benalla et Stéphane Crause ne sont pas des «personnels relevant des forces de sécurité intérieure».

15h15

C’est maintenant Stéphane Fratacci, directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, d’être auditionné par la commission d’enquête du Sénat. «Je connaissais peu monsieur Benalla», assure-t-il d’entrée.

14h

Christophe Castaner, délégué général de La République en marche sera auditionné demain matin, à 08h, par la commission des Lois du Sénat.

12h45

«Si M. Collomb a pu rencontrer durant la campagne M. Benalla il ne l'a croisé que de vue. (...) À aucun moment il ne s'est trouvé dans une réunion de travail en sa présence», affirme Jean-Marie Girier.

11h55

Jean-Marie Girier assure aux sénateurs que personne au sein du cabinet du ministre de l'Intérieur n'a eu connaissance des images de vidéosurveillance données par des policiers à Alexandre Benalla, qui explique les avoir transmises à l'Elysée.

11h50

Jean-Marie Girier, chef de cabinet du ministre de l'Intérieur de Gérard Collomb, est à son tour auditionné par les sénateurs. Ce dernier était également directeur de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, qui employait déjà Alexandre Benalla.

10h55

Le préfet Michel Lalande explique qu'Alexandre Benalla était présent lors d'un des déplacements d'Emmanuel Macron dans sa région. Selon lui, «le rôle qui a été le sien était un rôle qui n'avait absolument rien à voir avec les questions de sécurité», mais plutôt un rôle d'organisation, «à sa place de conseiller technique». «Il n'a participé à aucune réunion organisée autour de la question de la sécurité» assure-t-il.

10h

Les députés socialistes, qui défendront mardi une motion de censure commune LFI-PCF-PS du gouvernement, ne joindront pas leurs «voix» à une motion déposée en parallèle par Les Républicains, a annoncé lundi le Premier secrétaire PS Olivier Faure. «Nous ne voulons pas joindre nos voix à cette motion», a expliqué le député de Seine-et-Marne sur franceinfo. 

«Non pas que nous n'en partagions pas le sens, mais nous ne voulons pas donner le sentiment que nous pourrions à cette occasion nous regrouper sur un même texte, pour faire ensemble front commun contre le gouvernement, (et) pour le remplacer ensemble», a expliqué l'élu socialiste.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DU DIMANCHE 29 JUILLET

7H

Alexandre Benalla a donné sa 3e interview en quelques jours dans l'édition du Journal du dimanche (JDD) du 29 juillet. 

«J'ai dit que j'étais prêt à démissionner», assure-t-il en évoquant le moment où les images le montrant en train de participer à une manifestation avec un casque et un brassard de policier ont été visionnées par les autorités. «On m'a répondu que ce n'était pas la peine», se justifie-t-il ensuite.

«Dans la haute hiérarchie policière, il y a des gens qui gèrent leurs intérêts, leur carrière, et que j'ai dérangés. Par ma faute, je leur ai donné une occasion ; ils ont sauté dessus pour m'écarter», poursuit Alexandre Benalla dans cet entretien.

L'ex-collaborateur évoque aussi son rôle dans la réorganisation du service de protection du président. «(...) il y a eu une opposition nette au ministère de l'Intérieur. Dès qu'il a fallu discuter avec eux, tout s'est bloqué», raconte Alexandre Benalla qui précise avoir proposé la création d'un service autonome et indépendant de la place Beauvau.

Enfin, le jeune homme n'exclut pas de se présenter devant les commissions d'enquête parlementaires. «Je dois me reposer, réfléchir. Mais oui, j'ai plutôt envie d'y aller. Ils veulent des explications, j'ai de quoi leur en donner», affirme-t-il.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DU SAMEDI 28 JUILLET

12h30

Dans une interview au journal Le Monde, François Bayrou a estimé que l'affaire Benalla n'était «pas une affaire d'état». Le président du MoDem a assuré qu'il ne regrettait pas son alliance avec Emmanuel Macron, et a dénoncé «une intrumentalisation politique».

«Il y a une disproportion surprenante entre les faits tels qu'ils apparaissent au fil des auditions et le maelström médiatique et politique que nous vivons (...) Il y a eu sans aucun doute le 1er mai une faute individuelle de la part d'un collaborateur du président de la République, une organisation de l'Elysée qui n'était pas assez rigoureuse et un retard dans les sanctions à prendre. Mais cela n'en fait pas une affaire d'Etat», déclare l'ancien ministre de la Justice.

11h

Le député LFI Eric Coquerel a épinglé samedi le «discours manifestement appris par coeur par M. Benalla» pour le 20H00 de TF1 d'Alexandre Benalla. Il a également estimé que ce dernier était «un mis en examen privilégié : une page dans Le Monde, le 20H00 de TF1 pour se défendre... Beaucoup de gens qui ont affaire avec la justice aimeraient avoir la même chose en terme de communication», a déclaré Eric Coquerel. 

Pour le député LFI de Seine-Saint-Denis, «les images le contredisent quand il dit qu'il n'a pas porté de coups, les coups portés à la nuque qu'on voit sur les vidéos règlent la question».

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DU VENDREDI 27 JUILLET

18h45

Alexandre Benalla a réaffirmé, dans une interview enregistrée pour le journal de 20h de TF1 diffusée ce vendredi 27 juillet, ne pas avoir «porté» de coup lors de son intervention contre des manifestants le 1er mai à Paris.

«Il y a des gestes qui sont vigoureux, qui sont rapides, mais il n'y a aucun coup porté», déclare l'ex-collaborateur de l'Elysée. Ses propos paraissent contredire les images dont la révélation par Le Monde, le 18 juillet, a déclenché la crise la plus grave subie par l'exécutif depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

«Ce qui me choque c'est que les médias n'ont pas diffusé les images d'avant et les images d'après», a plaidé le jeune homme : «c'est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l'interpellation.»

«Je ne considère pas avoir commis d'acte répréhensible par la loi, je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux. J'ai eu une réaction de citoyen qui a voulu aider à appréhender des gens qui sont pour moi des délinquants», a-t-il poursuivi, reprenant les arguments qu'il avait développés dans une interview accordée jeudi au Monde.

18h

Deux nouvelles plaintes pour violences ciblent Alexandre Benalla et Vincent Crase, a révélé Libération. Deux manifestants, un jeune homme et une jeune femme, disent avoir été victimes de violences le 1er mai dernier à Paris, vidéo à l'appui. Sur cette vidéo, on distingue trois personnes qui «ressemblent fortement» à Alexandre Benalla, Vincent Crase (un gendarme réserviste salarié de La République en marche) et Philippe Mizerski (policier chargé d'encadrer Alexandre Benalla le 1er mai), a indiqué l'avocat de la jeune femme, Grégory Saint-Michel, à franceinfo.

16h20

Les groupes Nouvelle Gauche (PS), GDR (communistes) et France insoumise déposeront une motion de censure commune contre le gouvernement sur l'affaire Benalla, qui sera défendue dans l'hémicycle mardi par le député PCF André Chassaigne, ont affirmé des députés à l'AFP vendredi.

«Nous avons débouché sur un texte commun (...) André Chassaigne défendra le texte mardi», a indiqué le député PCF Sébastien Jumel, à l'issue d'une réunion des trois présidents de groupe.

15h30

L'un des hauts gradés de la préfecture de police n'avait «pas évoqué» avec sa hiérarchie la présence d'Alexandre Benalla, alors collaborateur de l'Elysée, comme observateur aux côtés des policiers le 1er mai à Paris, selon un rapport de la «police des polices» rendu public vendredi.

«Il apparaît certain» que le chef d'état major adjoint de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin, «n'a pas évoqué avec son directeur la présence de M. Benalla sur le dispositif», estime l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). M. Benalla avait été filmé en train de frapper et malmener des manifestants, des vidéos à l'origine d'une tempête politique. 

15h20

Les futurs observateurs immergés dans les services de police et gendarmerie devront porter un «signe distinctif» et leurs conditions d'accueil fera l'objet d'une charte, a déclaré vendredi Gérard Collomb, reprenant les conclusions d'un rapport de la police des polices commandé après les révélations sur l'affaire Benalla.

«Le ministre prendra dès le début de la semaine prochaine une instruction aux préfets et aux directeurs généraux afin de mettre en oeuvre ces préconisations», a affirmé la place Beauvau dans un communiqué.

Le rapport de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) rendu public vendredi, souligne que l'accueil d'observateurs, au coeur d'un polémique soulevée par les violences commises par l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macronc lors de la manifestation du 1er mai, n'avait jusqu'à présent jamais fait l'objet d'une instruction générale mais relevait principalement de «quelques principes non-écrits, de bon sens».

14h30

Selon des informations de Mediapart, des images de vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe ont été diffusées par plusieurs comptes Twitter affichant leur soutien à La République en Marche, avant d’effacer ces publications. Alexandre Benalla, dans son interview au Monde hier, assurait pourtant les avoir remises «à l’Elysée à un conseiller communication». S’il expliquait que les images n’avaient «pas été diffusées», Benalla «croyait» que l’Elysée avait tenté de les «diffuser et de les fournir à des gens, pour montrer la réalité des faits».

14h15

Le président LR de la commission des Lois du Sénat, Philippe Bas, a demandé sur CNEWS «un minimum d'équilibre» dans les institutions, mettant en garde contre «un système où il y aurait une sorte de toute-puissance de l'Elysée, sans frein».

«Quand l'Elysée intervient dans le fonctionnement de l'administration, ça crée une grande confusion, un grand désordre», a déclaré Philippe Bas. «Et il ne faut pas qu'on dérive vers un système où il y aurait une sorte de toute-puissance de l'Elysée, sans frein, un président tout-puissant, un gouvernement subordonné, une majorité parlementaire déférente», a -t-il poursuivi, avant de mettre en avant l'intérêt du Sénat dans une telle situation : «heureusement qu'il y a encore le Sénat pour servir de contre-pouvoir et permettre qu'en France il y ait un débat démocratique».

13h30 

Jean-Luc Mélenchon s'est réjoui de la décision du Parti Socialiste de travailler à une motion de censure commune des trois groupes de gauche contre le gouvernement. 

«Dès le 19 juillet, j'ai proposé qu'on ait une motion de censure (...) pas parce que nous pensions que la motion de censure allait tout régler. Mais la motion de censure au moins pouvait rétablir l'ordre républicain», a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse. «Hier, le bureau national du PS a donné son accord pour une motion de censure. Bon, c'est bien et nous sommes très contents. D'autant que comme elle ne peut pas se déposer sans nous, nous voyons que c'en est fini du "ni-Macron, ni-Mélenchon"», a-t-il poursuivi.

12h30

Le député LFI Alexis Corbière était invité à s'exprimer, sur BFMTV, au sujet de l'affaire Benalla. Pour lui, Alexandre Benalla «voulait réorganiser les services de sécurité du président pour les avoir à sa main, moi l'Etat Macron, je n'en veux pas», a déclaré le député dans la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis. 

Il en a également profité pour expliquer la décision de l'opposition de suspendre sa participation à la commission des lois, devenue commission d'enquête sur l'affaire Benalla. Alexis Corbière n'a pas épargnée la présidente de ladite commission : 

«La présidente de la commission, Yaël Braun-Pivet, c'est la Benalla de l'Assemblée nationale», a-t-il lancé. «Elle protège le président et elle dit maintenant "on arrête, c'est fini, on ne peut plus auditionner"».

12h

Pierre Leleu a également affirmé que «ses effectifs» ont procédé à l’interpellation des deux manifestants, avant de les remettre à des «personnels civils» qui «se sont avérés ne pas être des fonctionnaires de police».

11h50

Aux yeux de Pierre Leleu, Alexandre Benalla et Vincent Crause avaient «toute l’apparence de fonctionnaires de police».

11h38 

Pierre Leleu, commandant d'unité de la CRS 15 de Béthune, est actuellement entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

10H27

La légitimité du gouvernement «n'est entamée en rien» par l'affaire Benalla et il «est au travail», a assuré vendredi son porte-parole Benjamin Griveaux, accusant les députés de l'opposition de «vouloir se faire l'équipe d'Emmanuel Macron». «En quoi la légitimité du gouvernement serait-elle entamée? Elle n'est entamée en rien», a affirmé M. Griveaux, interrogé par France 2 sur l'impact de l'affaire Benalla. «Nous sommes déterminés (...) le pays a besoin de transformation et le gouvernement est au travail».

10h02

Le rapport de la «police des polices», commandé par le ministre de l'Intérieur après la révélation d'une vidéo montrant l'ex-conseiller de l'Elysée Alexandre Benalla frapper des manifestants le 1er mai à Paris, sera publié ce vendredi après-midi, a indiqué une source au ministère de l'Intérieur.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DE JEUDI 26 JUILLET

20h45

La motion de censure déposée par le groupe LR contre le gouvernement sur l'affaire Benalla sera débattue mardi à 15H à l'Assemblée, selon l'ordre du jour fixé jeudi soir par la conférence des présidents et rapporté par des participants.

Une autre motion de censure de gauche pourrait être débattue en même temps, mais avec un vote séparé, après la proposition faite jeudi soir par les socialistes aux communistes et aux insoumis de déposer une motion commune.

19h30

Marine Le Pen va elle aussi voter la motion de censure contre le gouvernement déposée par le groupe Les Républicains.

19h02

Le groupe LR à l'Assemblée a indiqué jeudi soir à l'AFP avoir déposé sa motion de censure contre le gouvernement, annoncée mardi pour le contraindre à «s'expliquer» sur l'affaire Benalla.

Une conférence des présidents aura lieu à 20H00 pour décider de la date du débat de cette motion, qui aura lieu la semaine prochaine, probablement mardi dans l'hémicycle, a-t-on appris de source parlementaire.

«Il est indispensable que le gouvernement (...) réponde devant la représentation nationale de la réalité des faits, de l'étendue des responsabilités et de la chaîne des protections dont a bénéficié Monsieur Benalla», justifie LR dans son texte de motion. «Cette affaire, qui a mis en lumière une confusion des pouvoirs à la tête de l'exécutif», justifie le dépôt de la présente motion de censure, indique le groupe. Le groupe LR a reconnu par avance qu'il n'y avait «aucun suspense» sur l'issue de la motion au vu de la très large majorité LREM-MoDem.

18h48

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique» lors des affrontements du 1er-Mai, place de la Contrescarpe.

18h05 

Les députés LR et LFI suspendent leur participation. Marine Le Pen, Eric Coquerel et Eric Ciotti dénoncent «une commission aux ordres de l'Elysée».

17h30

Eric Ciotti dénonce une commission d'enquête «fantôme», qui «vient de subir une humiliation». Il en appelle à François de Rugy afin qu'il «rétablisse l'honneur de l'Assemblée nationale».

17h12

Dans une ambiance tendue, la séance est levée.

17h10

Le co-rapporteur Guillaume Larrivé suspend sa participation à la commission d'enquête de l'Assemblée et dénonce une «parodie».

La présidente de la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale Yaël Braun-Pivet se dit «choquée» par les propos de Guillaume Larrivé et se défend d'être «aux ordres de l'Elysée» : «Nous sommes un Parlement qui remplit ses missions de contrôle, nous ne recevons d'ordre de personne !», lance-t-elle. La tension est à son comble.

16h50

Le groupe LFI annonce sa démission de la commission d'enquête parlementaire. Eric Coquerel se lève et s'en va.

Depuis plusieurs jours, plusieurs députés, dont le co-rapporteur Guillaume Larrivé, réclame depuis plusieurs jours l'audition d'Alexis Kohler et d'Alexandre Benalla pour éclaircir des zones d’ombre. Ce que refuse de faire la présidente de la commission d'enquête

16h42

Le problème du port d'arme est à nouveau abordé.

«La demande m'a été transmise par l'Elysée avec une note d'avis favorable, dans le strict respect des textes. Ce qui m'a guidé, c'est la matérialité des faits. En l'occurrence, un document que monsieur Benalla, dans le cadre de la sécurité à des séances de tirs. On a vérifié tout le reste, évidemment : le B2, le casier judiciaire etc...», explique le préfet. Il poursuit : «J'observe que ces derniers jours les autorités d'emploi de monsieur Benalla ont souligné son engagement et sa disponibilité. Tel était le contexte. Je n'ai eu aucune pression, j'ai pris cette décision pour combler le hiatus juridique. Je l'assume».

Michel Delpuech rappelle également qu'il a donné une autorisation de port d'arme en raison de la fonction d'Alexandre Benalla. «Si l'enquête fait apparaître qu'il avait une arme le 1er mai, il n'en avait pas le droit», martèle-t-il.

16h30

Tout comme le co-rapporteur de la commission Guillaume Larrivé, Sébastien Huyge, député LR du Nord, ne «comprend pas» que le préfet de police soit «à nouveau ici»  : «Vous aviez été très précis lors de votre première audition. Votre présence ici n'a d'objet que de détourner vers la préfecture de police de paris et ses services une responsabilité qui n'est pas la sienne», estime-t-il.

16H18

«Le fait d'accueillir à la préfecture de police des observateurs n'est pas anormal ni critiquable indique le préfet de police. (...) C'est le comportement de cet observateur qui est en cause. L'organisation de ce déplacement a été fait dans des conditions non pertinentes.»

16h05

«Sans doute s'étaient développées des habitudes qui conduisaient à s'affranchir du respect des règles hiérarchiques», explique Michel Delpuech.

15h58

L’audition de Michel Delpuech démarre. On lui demande de revenir sur son expression de «copinage malsain», entre Alexandre Benalla et certains fonctionnaires. «La proximité de la relation professionnelle entre les équipes de l’Elysée et de la circulation et de droit public, est une proximité évidemment nécessaire. Les faits m’ont révélé qu’au delà de cette confiance, des habitudes qui conduisaient à s’affranchir de certaines règles se sont développées», explique le préfet.

15h45 

L'audition d'Alain Gibelin est terminée. A suivre : une nouvelle audition du préfet de police de Paris Michel Delpuech, devant la commission d'enquête de l'Assemblée, pour éclaircir certaines zones d'ombre. 

15h44

«Pour la 25e fois, évidemment nous avons parlé de la réunion du 1er Mai (...) Monsieur Benalla a-t-il demandé la manifestation du 1er pour y être présent? La réponse est non, très clairement non», martèle Alain Gibelin, interrogé par Rémy Rebeyrotte (LREM).

15h20

Alain Gibelin assure qu’il a «demandé expressément au préfet de police de signaler les faits au procureur de la République, un heure après la connaissance des faits». À la suite de quoi, le préfet «a saisi le procureur de la République e Paris sur le fondement de l’article 40».

15h

Alain Gibelin est maintenant interrogé sur les dysfonctionnements au sein de ses services. En cause, la mauvaise circulation des informations. Aux yeux du directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris, nul besoin d’une réforme de la préfecture de police.

14h50

Confronté aux déclarations d’Alexandre Benalla qui assurait dans son interview au journal Le Monde qu’il était au courant de sa participation à la manifestation du 1er mai, Alain Gibelin persiste, il n’était «pas au courant de la participation de M. Benalla à cette manifestation». «Je suis formel madame la député pour autant que les mots aient un sens». Il met également en avant ses «états de service» et sa «haute conception des services de l'Etat».

14h38

Interrogé au sujet du fait qu’Alexandre Benalla était en possession d’un brassard de police, d’un poste radio et d’une côte bleue marquée police, et un grade de capitaine dessus, Alain Gibelin assure qu’il n’est pas à l’origine de ces décisions. «En aucun cas je n’aurais demandé ou incité de doter Alexandre Benalla de tels éléments qui ne sont pas nécessaires à la tenue d’une mission d’observation».

Il estime que le fait qu'Alexandre Benalla ait été doté de ces éléments est «inacceptable», mais fait noter que la justice enquêtera sur cet aspect de l'affaire.

14h30

Pour expliquer son erreur, Alain Gibelin explique qu'il est «très impressionant» d'être interrogé par les députés, et qu'il est «plus un homme d'épée que de cape». Il demande aux députés de croire en sa «sincérité», et avance qu'il a tenté de joindre «le numéro qui figurait sur sa convocation» pour expliquer son erreur à la commission, mais que «évidemment, en pleine nuit, personne n'a répondu».

14h25

Alain Gibelin, accusé par Alexandre Benalla d’avoir menti au sujet de sa présence lors de réunions au moment où il était supposé avoir été suspendu, se défend : «J'ai apporté une réponse, en toute bonne foi, à une question que j'avais mal comprise», explique-t-il. «Entre le 2 et le 18 mai, ni moi ni mes collaborateurs n'ont à aucun moment participé à des réunions auxquelles monsieur Benalla participait. En revanche, le 4 et le 10 juillet, mes collaborateurs ont participé à des réunions avec lui, sur l'organisation des cérémonies du 14 Juillet».

Alain Gibelin avait d’ailleurs envoyé un courrier dès le lendemain de sa première audition pour signaler à la commission qu’il avait fait une erreur dans les dates et proposer d’être à nouveau entendu par ladite commission.

14H

Suivez en direct sur CNEWS la nouvelle audition du directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, par la commission d'enquête de l'Assemblée.

13h

Dans l'interview accordée au journal Le Monde, Alexandre Benalla accuse notamment le directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, d'avoir menti en affirmant n'avoir appris sa présence à la manifestation du 1er mai que le lendemain.

«Il ment. (...) Ce n'est pas vrai. On a déjeuné quelques jours avant avec le général Bio-Farina (commandant militaire de l'Elysée). C'était une réunion de travail à propos des policiers qui font la sécurité autour du palais. A la fin de ce déjeuner, il m'a demandé si je venais toujours le 1er mai et si j'avais reçu l'équipement que je devais recevoir», affirme Alexandre Benalla.

Alain Gibelin va être auditionné une deuxième fois, ce jeudi à 14H00, par la commission d'enquête de l'Assemblée.

11h26 :

L'affaire Benalla, «je crois que c'est une tempête dans un verre d'eau», a déclaré jeudi le président Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Campan (Hautes-Pyrénées).

10h39 :

Le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob a dénoncé jeudi «une dérive monarchique» d'Emmanuel Macron, le sommant à nouveau de «s'expliquer face aux Français».

10h33 :

10h30 :

Le premier secrétaire du PS et député Olivier Faure a affirmé jeudi sur RMC que le groupe de députés PS pourrait voter la motion de censure envisagée par la droite. «Nous ne signerons pas la motion de censure. Il est possible que nous la votions, mais pas que nous la signons. Je pense que ce n'est pas la bonne façon de procéder, en réalité ça rend service à Emmanuel Macron, puisqu'il va pouvoir clore une séquence par un vote qui marquera le fait qu'il n'y a pas de majorité alternative», a affirmé le député de Seine-et-Marne.

10h12 : 

«On a essayé de m'atteindre, de me tuer, et c'était l'opportunité aussi d'atteindre le président de la République», explique Benalla au Monde.

09h34 :

Dans une interview au Monde, Alexandre Benalla reconnaît avoir «commis une faute». «J'ai le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise» mais pas «d'avoir trahi le président de la République». «Je n’aurais jamais dû aller sur cette manifestation en tant qu’observateur, puis j’aurais, peut-être, dû rester en retrait», admet-il.

09h16 :

09h01 :

Le député (Les Républicains) Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla, veut auditionner Ismaël Emelien, conseiller spécial d'Emmanuel Macron, qui a visionné des vidéos transmises par des policiers à l'ancien chargé de mission du président.

08h40

Suivez l'audition du secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, par la commission d'enquête du Sénat, en direct sur CNEWS

08h30

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé sur RTL que «les Français sont préoccupés par le fonctionnement de nos institutions, par le fonctionnement même de l'Elysée et cette inquiétude, il appartient au président d'y répondre», a-t-il affirmé jeudi sur RTL. 

Le président du Sénat estime que c'est la «conception de l'exercice du pouvoir très solitaire» du président de la République qui «l'amène à ce type de propos» faisant référence aux déclarations d'Emmanuel Macron en marge d'un déplacement à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). «Moi je pense qu'il doit des comptes aux Français», a-t-il insisté.

08h

Le député Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla, veut auditionner Ismaël Emelien, conseiller spécial d'Emmanuel Macron.

«Je vais demander aujourd'hui (jeudi) que la commission d'enquête parlementaire auditionne M. Ismaël Emelien, le conseiller spécial d'Emmanuel Macron, dont on apprend cette nuit qu'il aurait été en possession de bandes vidéo qui ont été semble-t-il remises à M. Benalla par des policiers qui sont mis en examen», a déclaré M. Larrivé. «C'est un nouvel élément qui appelle évidemment de notre part un travail très sérieux, et je n'accepterai pas que cette commission d'enquête soit entravée, que les travaux de l'Assemblée nationale soient empêchés», a poursuivi le député de l'Yonne.

06h47

L'affaire Benalla passionne même la nuit certains élus, si l'on en croit ces tweets des députés de droite du sud de la France, Eric Ciotti et Valérie Boyer.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DE MERCREDI 25 JUILLET

20h15

Face aux journalistes de CNEWS, Emmanuel Macron a esquivé, avec ironie, une question concernant l'affaire Benalla lors de son déplacement à Bagnères-de-Bigorre.

Le président de la République a ajouté : «Il faut arrêter de vous exciter sur cette affaire». 

Emmanuel Macron a également accusé les médias : «Vous avez dit ces derniers jours beaucoup de bêtises sur soi-disant des salaires, des avantages. Tout cela était faux».

20h04

La perquisition du bureau d'Alexandre Benalla à l'Elysée est terminée.

19h05

Des désaccords ont émergé sur les nouvelles auditions à l’Assemblée. La majorité de la commission des Lois de l’Assemblée Nationale a voté pour une nouvelle audition du directeur de l'ordre public de la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, et du préfet de police de Paris Michel Delpuech, et ajouter le responsable de la compagnie de CRS 15 qui était place de la Contrescarpe le 1er mai.

Les députés LR regrettent que la commission d'enquête n'ait pas réclamé l'audition d'Alexandre Benalla, du secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, ou encore du porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit.

18h22

Alexandre Benalla est présent à l'Elysée où son bureau est en cours de perquisition (info CNEWS).

Cette perquisition du bureau d'Alexandre Benalla s'ajoute à celle de son domicile, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), samedi 21 juillet. L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron devait d'ailleurs se marier ce jour-là à la mairie, mais la cérémonie a été reportée.

17h40 

«Par ses déclarations, le président de la République s'est abaissé lui-même à ce qu'on puisse l'entendre» : Ugo Bernalicis réclame l'audition d'Emmanuel Macron et accuse les députés LREM de «donner l'impression d'être aux ordres» de l'Elysée.

17h20

Suite aux propos de Patrick Strzoda, L'Élysée s'est rapidement exprimé sur le sujet. La Présidence de la République explique que si Alexandre Benalla a touché l'intégralité de son salaire en mai, c'est en raison d'un décret de 1986 qui interdit la suspension de salaire.

«La sanction notifiée à Alexandre Benalla est bien la suspension de 15 jours sans traitement. Mais l’article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat interdit expressément la suspension de traitement. Il a donc été décidé au moment de la notification de la sanction que cette suspension de traitement se ferait par le non paiement d’un nombre équivalent de jours de congés».

16h50

Les propos de Patrick Strzoda semblent entrer en contradiction avec la version initiale de l’Elyséee. Le porte-parole Bruno Roger-Petit assurait en effet, lors de son intervention, qu’Alexandre Benalla avait été «mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire».

16h40

Les députés LREM jugent «inutile d'auditionner d'autres membres du cabinet du président de la République et du ministre de l'Intérieur», comme le réclame l'opposition LR, a indiqué la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet lors d'une conférence de presse mercredi, peu avant 16h. «Il est manifeste que l'opposition privilégie une approche polémique et politique qui vise à tirer profit de l'actualité loin de tout souci de la vérité», a dénoncé Mme Braun-Pivet lors d'une conférence de presse, avant la réunion de la commission des Lois, qui doit tenter de se mettre d'accord sur une nouvelle liste d'auditions.

16h15

Patrick Strzoda a fait savoir qu'Alexandre Benalla avait touché l'intégralité de son salaire au mois de mai malgré sa suspension de quinze jours. 

15h50

«Vous avez licencié M. Benalla, non pas le 2 mai ou le 3 mai mais après la publication d’un article de presse… Je crois que vous m'avez compris», lance Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret et vice-président de la Commission des Lois du Sénat.

«Non, M. Benalla n’a pas été licencié suite à l’article du Monde mais parce qu’il y a eu un nouveau comportement fautif. Ce comportement fait l’objet d’une information judiciaire lancée suite à un article 40», répond Patrick Strzoda

14H45

Le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strozda, est auditionné par les sénateurs. «La décision que j’ai prise est celle d’un supérieur hiérarchique», affirme-t-il à propos de la sanction appliquée à Alexandre Benalla.

Patrick Stozda a également justifié la présence d'Alexandre Benalla dans le bus des Bleus lors de la parade des Champs-Elysées par le laps de temps très réduit pour organiser la réception à l'Elysée. Il maintient cependant qu'Alexandre Benalla n'était pas présent pour une mission de sécurité.

Il a également détaillé les missions d’Alexandre Benalla. Selon lui, avant le 1er mai, il «participait à la préparation et à l’organisation des déplacements publics du chef de l’Etat, il était chargé d’organiser les déplacements privés du chef de l’Etat, et il avait en charge le programme d’accueil des invités de la présidence pour le défile du 14 Juillet». Par ailleurs le directeur du cabinet «dément formellement qu’il y ait à l’Élysée des agents privés qui participent d’une quelconque mission de sécurité».

14h

L’avocat des deux personnes filmées en train d’être violentées par Alexandre Benalla le 1er mai assure détenir un certificat médical daté du 11 mai 2018, soit dix jours après les faits, établi par le médecin traitant de ses clients. «Il a constaté des blessures sur le jeune homme. Dans ses conclusions, il évoque des traces de coup sur la poitrine et une raideur cervicale», a expliqué Me Sahand-Saber, sur Europe 1. «Et il conclut que cet état clinique nécessite un arrêt de travail de six jours».

13h30

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a tenu une conférence de presse à l’Élysée. Il a annoncé que «les leçons de l’affaire Benalla» seraient «tirée à la rentrée». «Les conséquences de cette affaire porteront aussi sur une réforme de l’organisation de l’Elysée», a-t-il assuré.

Benjamin Griveaux a également regretté que certains médias aient relayés des informations erronées au sujet de l’affaire Benalla, et a martelé que si la République se devait d’être «exemplaire», elle n’était pas «infaillible». Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs rappelé que le président de la République était «responsable devant le peuple».

Interrogé sur la raison pour laquelle Emmanuel Macron ne s’est pas exprimé devant la presse, Benjamin Griveaux a répondu que le président de la République restait «le maître des horloges», et qu’il n’avait pas «à répondre aux convocations des uns et des autres». «Il s’exprime lorsqu’il le souhaite, dans le format qu’il souhaite», a-t-il conclu.  

12h30

Le directeur général de la police nationale, Eric Morvan, a affirmé mercredi, lors de son audition devant la commission d'enquête du Sénat, n'avoir été informé de la présence d'Alexandre Benalla à la manifestation du 1er mai à Paris qu'après la parution de l'article du Monde révélant l'affaire, le 18 juillet.

«Je n'ai été informé de la présence de M. Benalla sur les événements du 1er mai qu'à la lecture du journal Le Monde. Je n'étais pas dans la boucle apparemment restreinte de ceux qui savaient. L'IGPN (l'Inspection générale de la police nationale, ndlr) pas davantage», a déclaré Eric Morvan, lors de cette audition. «Entre le 2 mai et la parution de l'article du journal Le Monde, je n'ai pas été mis au courant. (...) J'ignore tout de la mise à pied de M. Benalla, mais cela n'a rien d'étonnant: M. Benalla n'est pas un de mes employés. Je n'ai pas de pouvoir disciplinaire sur lui», a ajouté le patron de la police.

11h30

Le patron des gendarmes, le général Richard Lizurey, a défendu mercredi sa décision d'octroyer à Alexandre Benalla le grade de lieutenant-colonel spécialiste de la réserve opérationnelle dans la gendarmerie, mettant en avant l'«expérience» de l'ex-conseiller du chef de l'Etat dans la protection des personnalités. 

«J'ai pris cette décision en mon âme et conscience et je l'assume. Mais je comprends la colère qu'elle a pu susciter», a déclaré le général Lizurey devant la commission d'enquête du Sénat qui l'auditionnait en début de matinée dans l'affaire Benalla. «Ce n'était pas au titre de sa fonction qu'il a été recruté, mais au titre de son expérience» dans la protection des personnalités, a-t-il précidé, ajoutant que ce titre était «temporaire» et «ne lui permettait ni d'encadrer ni de commander».

10h14

«On a une opposition ringarde», a expliqué Aurore Bergé, député LREM sur CNEWS.

09h57

La tension monte du côté de la commission d'enquête parlementaire. Nicolas Dupont-Aignan a claqué la porte et les deux co-rapporteurs se sont écharpés.

09h37

Retrouvez en intégralité le discours prononcé par Emmanuel Macron mardi soir.

09h01

Toutes les réactions des politiques après les déclarations du chef de l'Etat sont à retrouver ici.

07h56

Le Canard Enchaîné est formel. Dans son édition de la semaine, le journal explique qu'Alexandre Benalla a imposé «une cadence d'enfer au convoi» des Bleus sur les Champs-Elysées.

07h30

Le hashtag #AllonsChercherMacron apparaissait tout en haut des trending topics mercredi matin. «Qu'ils viennent me chercher», avait-il lancé la veille.

07H21

La commission d'enquête entendra, dans la matinée de mercredi, le général Éric Bio-Farina, commandant militaire de l'Élysée, ainsi que le colonel Lionel Lavergne, chef du Groupe de sécurité de la présidence de la République. Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler, bras droit du chef de l'État, répondra lui jeudi aux sénateurs. 

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DE MARDI 24 JUILLET

21h02

«Ce qui s’est passé le 1er mai a été pour moi une trahison», a déclaré Emmanuel Macron, invité surprise devant des élus et plusieurs membres du gouvernement réunis à la maison de l'Amérique latine pour un pot de fin de session parlementaire des députés de la majorité LREM-MoDem.

«S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français», a ajouté le président, alors que son silence depuis l'éclatement de l'affaire Benalla lui a été reproché par les oppositions.

«Ce n'est pas la République des fusibles, la République de la haine. On ne peut pas être chef par beau temps», a-t-il déclaré.

«La République exemplaire n'empêche pas les erreurs. S'ils cherchent un responsable, le seul responsable, c'est moi et moi seul. C'est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C'est moi qui ai confirmé la sanction», a poursuivi le président, toujours selon des propos rapportés, alors qu'à l'Assemblée comme au Sénat, des commissions d'enquête sont en cours.

«Personne dans mon cabinet n'a jamais été soustrait aux lois de la République. Jamais», a aussi assuré Emmanuel Macron, qui s'est exprimé pendant «une bonne demi-heure» devant «beaucoup» de monde, selon un élu.

20h17

Gérard Collomb a annoncé qu'il recevrait la semaine prochaine les syndicats policiers auditionnés mardi par la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla et qui ont dénoncé «la confusion des rôles, l'ambiguïté des fonctions» de l'ex-collaborateur du chef de l'État et décrit les «relations exécrables» qu'il pouvait entretenir avec les forces de l'ordre. «Je vais recevoir les syndicats la semaine prochaine car ils ont été totalement troublés par ces évènements. Je leur demanderai s'ils ont eu des problèmes avec M. Benalla et je leur demanderai pourquoi ils ne m'en ont pas parlé avant», a déclaré le ministre de l'Intérieur lui aussi mardi devant la commission d'enquête du Sénat.

18h44

La séance est levée.

18h38

Le député Stéphane Peu a demandé si l'habilitation d'Alexandre Benalla à transporter des fonds est liée à ses fonctions à l'Élysée. «Je peux vous affirmer très fermement que dans ses fonctions à l'Élysée, M. Benalla n'est pas chargé de transporter des fonds», a répondu Patrick Strzoda, qui affirme qu'Alexandre Benalla disposait de cette habilitation avant d'être embauché.

18h22

Alexis Corbière, député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, a reproché à Patrick Strzoda de ne déclarer que la vérité que le président de la République l’a autorisé à dire.

«Ce n’est pas un refus de répondre. C’est le respect de notre Constitution et des principes qui garantissent notre État de droit», a rétorqué le directeur de cabinet de l’Élysée.

18h05

Patrick Strzoda revient sur le retour des Bleus et affirme qu'ils devaient avoir quitté l'Élysée impérativement avant 20h. Alexandre Benalla était présent dans le bus pour être en contact permanent avec Patrick Strzoda pour savoir si cette contrainte horaire pourrait être tenue, affirme ce dernier.

17h58

«La volonté du président de la République c’est de réduire les effectifs, donc il a été décidé, pour l’organisation de ses déplacements de faire appel à d’autres compétences en interne à l’Elysée. Il y a des gains de productivité qui ont été faits», estime Patrick Strzoda.

17h52

Patrick Strzoda fait l'éloge d'Alexandre Benalla : «Il était extrêmement disponible, extrêmement réactif, extrêmement efficace !»

17h47

«Les moyens qui ont été mis à la dispo de M. Benalla ne sont pas des avantages. (...) S'agissant de la voiture, ce n'était pas une voiture de fonction, c'était une voiture de service pour exercer sa mission. (...) Véhicule qui était également intégré au cortège présidentiel, ce qui explique qu'il était équipé de certains équipements spéciaux», a précisé Patrick Strzoda.

17h44

«Je suis très formel. M. Benalla n'était pas à l'Élysée du 3 mai au 22 mai», a assuré Patrick Strzoda.

17h42

Eric Ciotti, député LR des Alpes-maritimes, regrette le «mandat de non transparence» que lui a confié le président de la République. «Il nous prive de vous interroger sur les questions qu’au travers nous les Français sont en droit d’attendre».

17h36

«Il y avait ce contexte de violence à Paris par 1200 black blocs qui ont enflammé des voitures, blessés des policiers… un contexte prolongé le soir du 1er mai. Il y a eu 31 interpellations lors des affrontements place de la Contrescarpe», a rappelé Patrick Strzoda.

«C'était une interpellation non-professionnelle, qui n’avait rien à faire là. J’ai estimé que je n’avais pas assez d’éléments pour recourir à l’article 40», s'est défendu Patrick Strzoda.

17h32

«L’Elysée a-t-il souhaité saisir l’autorité judicaire au titre de l’article 40 du code de procédure pénale ?», a demandé Guillaume Larrivé.

17h18

Au sujet de la rémunération de M. Benalla, Patrick Strozda a déclaré qu’il allait démentir de nombreuses rumeurs. «J’ai entendu dire qu’il avait une rémunération de 10.000 euros mensuelle, c’est faux !». «J’ai entendu dire qu’il devait s’installer dans un duplex de 300m2, c’est faux, ça n’a jamais été envisagé», a-t-il dit, ajoutant : «Je déments formellement qu’il y a eu une intervention de sa part pour être nommé sous-préfet».

Patrick Strzoda refuse de donner le montant de la rémunération d’Alexandre Benalla. L’assemblée proteste et exprime sa colère.

17h15

17h12

Patrick Strzoda a précisé néanmoins que «M. Benalla n’est pas le responsable des services dont il est chargé d’assurer la coordination». Il a distingué les conseillers du président de la République, dont la nomination est inscrite au Journal officiel, des chargés de mission, qui ont un statut de contractuel et dont la nomination n'est pas inscrite.

En revanche, Alexandre Benalla «est peut être amené à donner des orientations qui ont incidences sur l'organisation des services telle qu'elle était prévue».

Patrick Strzoda énumère deux autres fonctions d'Alexandre Benalla :

- l'organisation du programme d'accueil pour les invités du Président lors du défilé du 14  juillet

- l'organisation des déplacements non-officiels du président de la République 

17h11

«La mission qui est confiée à M. Benalla est sous l’autorité directe du chef de cabinet, et elle consiste lors des déplacements du président de veiller à la coordination de tous les services qui concourent aux déplacement du chef de l’Etat. Il faut que de nombreux services se mobilisent pour que le déplacement se déroule de manière fluide, pour que le déplacement puisse respecter le programme», a expliqué Patrick Strzoda. «C’est une mission extrêmement importante.»

17h02

Guillaume Larrivé, co-rapporteur de la commission d’enquête, a demandé «qui a recruté M. Benalla à l’Elysée ?»

«M. Benalla a été recruté dès le début du mandat du président de la République, c’est moi qui ai signé son contrat de recrutement et il a été recruté car il faisait partie de l’équipe de campagne du président. Il avait des fonctions d’organisateur que tout le monde reconnaissait et saluait, ce qui m’a amené à l’affecter à la chefferie, auprès du chef du cabinet», a répondu Strzoda.

16h55

«Le secrétaire général informe le président de la République du comportement de M. Benalla et lui dit qu'il est proposé de prendre une sanction à son égard. La sanction a été prise par mes soins», a poursuivi Strzoda, qui confirme que cette sanction, qui a «fait l'objet d'un courrier» est une mise à pied de 15 jours sans traitement et une rétrogradation.

16h50

«Je mesure le trouble et l’émotion que le comportement de ce chargé de mission a pu susciter», a déclaré Patrick Strzoda. «Le chef de l'État mesure chaque jour leur engagement sans faille», a-t-il assuré.

«La sécurité du chef de l'État ne peut être assurée que sous l'autorité et le contrôle des policiers et des gendarmes», a-t-il ajouté.

16h48

Patrick Strzoda a pris la parole : «J’ai appris, le lendemain matin, le 2 mai, qu’au cours de ces manifestations, un chargé de mission de l’Elysée aurait eu un comportement inapproprié et choquant, je l’ai appris par une vidéo qui m’a été montrée par le conseiller en charge des réseaux sociaux. Cette vidéo montrait une scène (…) assez confuse et autre scène qui était celle de l’intervention de ce chargé de mission qui semblait être monsieur Benalla. Je l’ai immédiatement convoqué et lui ai demandé des explications. Il a reconnu sa présence sur les lieux et il a justifié son comportement, je cite, ‘pour aider les policiers pris à partie par des manifestants violents qui ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre’.»

«Je l’ai informé que sa participation à une opération de maintien de l’ordre ne faisait pas partie de sa mission d’observation. Et que son comportement était inacceptable et ferait l’objet d’une sanction. J’ai immédiatement porté ces informations à la connaissance du secrétaire général de l’Elysée, qui est chargé d’informer quotidiennement le président de la République de ce qui se passe sur le territoire national lorsque celui-ci est en déplacement à l’international. Le président était en Australie et sur le point de se rendre en Nouvelle-Calédonie.»

16h45

Yaël Braun-Pivet a invité Patrick Strzoda à prêter serment.

16h24

La séance des questions au gouvernement est désormais terminée. Le directeur de cabinet de l'Elysée, Patrick Strzoda, va être entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale dans quelques minutes.

16h19

Laurence Trastour-Isnart, député LR des Alpes-maritimes, dénonce «un président jupitérien».

«Il n’existe aucune police parallèle», assure Edouard Philippe.

16h07

Jean-Luc Mélenchon, président de La France Insoumise, prend la parole : «La crise, monsieur le Premier ministre, elle est là, mais la vérité se dérobe». «Que refusiez-vous d’assumer lorsque pendant cinq jours, vos députés ont été abandonnés, l’opposition a été méprisée ? (…) Que cherchiez-vous à cacher ?». «Il n’y a pas d’Etat républicain dans ces conditions, quelles mesures comptez-vous prendre, quelles sanctions comptez-vous prendre pour que la vertu soit rétablie dans l’Etat ?», lance-t-il. «Nous demandons l'audition d'Emmanuel Macron devant la commission d'enquête. Quant à vous monsieur le Premier ministre, vous avez préféré le Tour du France.»

«Jeudi, à 15 heures au Sénat, j'ai été le premier à répondre sur cette affaire», s’est justifié Edouard Philippe. 

16h02

«Tout le monde savait mais tout le monde pensait que c’était aux autres d’activer l’article 40», lance Jean-Christophe Lagarde, co-président du groupe UDI Agir et Indépendants.

«De tous les pays occidentaux, la France est celui qui présente le plus de pouvoir.» «A chaque fois des gens qui travaillent à l’Elysée pensent qu’ils sont au-dessus des lois. C’est avec ce monde-là monsieur le Premier ministre qu’il faut en finir», a-t-il estimé.

«J’observe que la dérive et le comportement inacceptable d’un chargé de mission (…) ont donné lieu à des comportements inacceptables, mais ils ont été sanctionnés dans les trois jours qui ont suivi. C’est un fait, peut-être que cela vous agace, mais c’est un fait», a répondu Edouard Philippe. «Je ne dis pas que tout est parfait, je dis que la réaction a été immédiate et elle montre notre volonté de ne rien cacher, et de tout assumer».

15h48

André Chassaigne, président du groupe gauche démocrate et républicaine, s'exprime sur l'affaire Benalla. 

«Cette affaire va jusqu'à ternir l'image de la France à l'international», lance-t-il. Edouard Philippe secoue la tête en souriant. «Je ne crois pas que notre pays aurait sombré dans une crime de régime, que son image internationale s'en trouverait ternie, que le monde s'arrêterait de tourner».

15h39

Olivier Faure, député Nouvelle gauche de Seine-et-Marne, fustige le gouvernement : «Le pouvoir sait, le pouvoir cache et depuis jeudi le pouvoir ment. Non, monsieur Benalla n'a pas été cantonné à des tâches administratives, non il n'est pas devenu bagagiste (...) Il y a aujourd'hui un clan qui s'autorise tout». «Nous ne couvrons rien, toute la lumière sera faite», lui répond le Premier ministre.

15h

Le Premier ministre, Édouard Philippe est à l’Assemblée Nationale, où il répond aux questions des députés. Suivez son intervention en direct.

«Une dérive individuelle de la part de ce chargé de mission ne fait pas une affaire d'Etat», a déclaré le Premier ministre devant l'Assemblée nationale. «Je conçois que l'on puisse peut-être poser des questions sur l'éventuelle proportionnalité de la décision qui a été prise» de mettre à pied M. Benalla 15 jours en mai, mais pas sur sa «célérité», a-t-il ajouté, en réponse au patron des députés Les Républicains Christian Jacob.

12h43

Les députés LR ont indiqué leur souhait de déposer une motion de censure.

M. Jacob a reconnu dès à présent que la motion n'allait «pas faire tomber le gouvernement», au vu de la très large majorité LREM-MoDem. 

10h34

Nouveau rebondissement. Alain Gibelin, directeur de l'ordre public auprès de la préfecture de police, est revenu dans un courrier adressé à Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois, sur ses déclarations de lundi. Alors qu'il avait indiqué qu'Alexandre Benalla avait participé à des réunions préparatoires à des déplacements entre le 2 et le 18 mai, période pendant laquelle il était censé être suspendu par Emmanuel Macron, Gibelin a finalement indiqué avoir mal compris la question posée par Marine Le Pen...

10h24

10h05

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a qualifié mardi l'audition de Gérard Collomb par la commission des Lois de l'Assemblée nationale de «surréaliste», jugeant le ministre de l'Intérieur «totalement disqualifié».«M. Collomb, ministre de l'Intérieur, premier flic de France, l'homme le mieux informé de France, nous explique qu'il ne sait rien, qu'il ne connaît même pas M. Benalla», a critiqué Olivier Faure sur RTL.

07h44

Les auditions de lundi de Gérard Collomb et de Michel Delpuech n'ont pas convaincu tous les députés, si l'on en croit ces réactions recueillies.

07h07

Selon le Parisien, les 3 policiers de la Préfecture de police de Paris mis en examen dans cette affaire, vont répondre aux questions mardi et mercredi aux réponses de l'IGPN.

06H25

Voici les moments à ne pas rater ce mardi dans le développement de l'affaire.

La comission d'enquête de l'Assemblée nationale entendra Patrick Strzoda (16h30), chef de cabinet d'Emmanuel Macron, la cheffe de l'Inspection générale de la police nationale, Marie-France Monéger-Guyomar'ch, et Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Gérard Collomb sera entendu par la commission d'enquête du Sénat à 17h45.

A 15h, le gouvernement répondra aux questions des députés, puis à celles des sénateurs à 16h45.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DU LUNDI 23 JUILLET

23h

Les deux manifestants filmés en train d'être frappés par un collaborateur de l'Élysée, Alexandre Benalla, lors des manifestations du 1er-Mai, et un syndicat de policiers ont demandé à être parties civiles dans l'enquête judiciaire en cours, a-t-on appris lundi de sources concordantes. «Ils se sont constitués parties civiles aujourd'hui (lundi, NDLR)», a déclaré à l'AFP Me Sahand Saber, avocat de la jeune femme et du jeune homme molestés place de la Contrescarpe (Ve arrondissement de Paris), confirmant une information de LCI.

Ces deux jeunes gens avaient déjà demandé à être entendus par les enquêteurs. «Ils ne veulent pas être mêlés à l'affaire d'Etat mais simplement être entendus assez rapidement par la justice pour être reconnus comme victimes de violences policières», a-t-il précisé.

«Mes clients ne font pas partie du mouvement des blacks blocks et n'étaient pas non plus des manifestants (...) En aucun cas ils n'étaient venus se battre avec les forces de l'ordre», a-t-il ajouté, confirmant des propos au Monde, contredisant ainsi la version de M. Benalla.

21h

Manuel Valls a estimé que l'affaire Benalla n'était pas une «affaire d'Etat» et jugé «irresponsable» la «mise en cause» d'Emmanuel Macron, tout en demandant des «sanctions exemplaires» et une «réorganisation» de la protection du chef de l'Etat «plus que jamais» sous l'égide de l'Intérieur. «Des actes graves qui méritent des sanctions exemplaires et une véritable réorganisation de la protection du PR (président de la République, NDLR). Plus que jamais le ministère de l'Intérieur doit en être le chef de file. Mais il ne s'agit pas d'une affaire d'Etat. Gardons la mesure des mots», écrit l'ancien Premier ministre sur Twitter. «Le Parlement joue son rôle à travers ses commission d'enquête et la justice agit en toute indépendance. Mais la mise en cause du président de la République est irresponsable. Nos institutions doivent être préservées et la fonction présidentielle défendue», a ajouté Manuel Valls, député apparenté à La République en marche (LREM).

20h45

Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, sera auditionné mardi à 16h30 par la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'affaire Benalla, a-t-on appris de sources parlementaires. La Commission entendra également lundi la cheffe de l'Inspection générale de la police nationale, Marie-France Monéger-Guyomar'ch, ainsi que Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

20h20

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a affirmé lundi que l'ancien collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla n'était pas «en charge de la sécurité du président de la République» Emmanuel Macron. «Ca n'est pas lui qui est en charge de la sécurité du président de la République», a déclaré M. Griveaux sur LCI.

«Les personnes qui assurent la sécurité du président de la République, c'est la police, la gendarmerie». Alexandre Benalla «participe au dispositif mais il n'en assure pas la responsabilité. Il est présent physiquement mais c'est la police et la gendarmerie qui assurent depuis le premier jour de la présence d'Emmanuel Macron à l'Elysée sa sécurité», a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

19h45

Benjamin Griveaux a qualifié la Commission d'enquête de l'Assemblée sur Benalla de «tribunal politique».

19h20

Les débats dans l'hémicycle de l'Assemblée, interrompus sur la révision constitutionnelle dimanche, ont repris lundi avec deux textes, notamment le projet de loi «avenir professionnel», avec quelques allusions à l'affaire Benalla qui a paralysé plusieurs jours les travaux.

18h13

A l'issue de l'audition du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN), a dénoncé devant la presse un «copinage malsain» se retrouvant à ses yeux «dans la manière dont fonctionne cette commission d'enquête». La formule de «copinage malsain» reprenait des termes employés peu avant par le préfet au sujet de l'affaire Benalla.

Entourée d'autres élus de sa formation politique, dont Sébastien Chenu et Ludovic Pajot, Marine Le Pen a reproché aux LREM de bénéficier «de la part du lion» en terme de temps de parole. Elle a appelé la présidente de la commission Yaël Braun-Pivet (LREM) à mettre fin à sa «partialité» au risque que la commission tombe dans «la guignolade».

18h

«On a bien compris la stratégie qui est celle du ministre de l'Intérieur : se sauver, quitte à renvoyer la responsabilité vers le préfet de police et le directeur de cabinet du président de la République, comme si ceux-là n'avaient eux-mêmes aucune espèce d'autorité hiérarchique» au-dessus d'eux, a réagi le porte-parole du PS, Boris Vallaud. A gauche toujours, les anciens candidats à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont chacun demandé qu'Emmanuel Macron soit auditionné. «Rien n'empêche dans la Constitution de la Ve République, à une commission d'enquête parlementaire de convoquer le président de la République. La vérité aujourd'hui commande de le faire», a tweeté Benoît Hamon.

17h15

Une vidéo, tournée quelques minutes avant la fameuse entrée en scène d’Alexandre Benalla, le 1er mai place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, montre les manifestants s’en prendre aux CRS. Alexandre Benalla pourrait être tenté de consolider sa défense en s'appuyant sur l'article 73 du code de procédure pénale : «Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant [...], toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche». Mais dans ce cas les CRS étaient déja présents sur place. 

16h45

«Monsieur Benalla est abasourdi par l’utilisation médiatique et politique de son action du 1er mai 2018 sur deux fauteurs de troubles», ont déclaré les avocats de Benalla dans un communiqué. «Alexandre Benalla a été accueilli et équipé par les services de police qui lui ont assigné différentes positions», ont-ils ajouté. «Monsieur Benalla n’avait pas vocation à intervenir personnellement sur ces opérations», ont-ils encore assuré.

«Toutefois, témoin des agissements de deux individus particulièrement virulents (…), Alexandre Benalla a pris l’initiative de prêter main forte», on a jouté les avocats.

«Les individus ont pu être interpellés, présentés à un officier de police judiciaire, et n’ont déposé plainte contre personne», ont-ils poursuivi.

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16h30

L'audition du préfet de police de Paris par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale est terminée.

15h57

La commission des lois du Sénat auditionnera jeudi à 08H30 le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler dans le cadre de sa mission d'information sur l'affaire Benalla, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué. La commission auditionnera également le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, le directeur de cabinet de l'Elysée Patrick Strzoda et le secrétaire d'Etat Christophe Castaner, entendu en tant que délégué général de La République en marche.

15h52

L'examen de la révision constitutionnelle, suspendu sine die dimanche par la ministre de la Justice du fait de l'affaire Benalla, reprendra à la rentrée, a acté lundi une conférence des présidents de l'Assemblée, François de Rugy ayant évoqué plus tôt «septembre» ou «octobre».

15h49

Jean-Michel Fauvergue, élu LREM et ancien chef du Raid, s'étonne que le chargé de mission ait obtenu un permis «assez rapidement» alors qu'il lui a fallu attendre «quatre mois» pour obtenir le sien. Le préfet réaffirme que cette autorisation a été accordée à Alexandre Benalla parce que l'enquête de proximité était plutôt positive et son casier judiciaire vierge.

15h38

«M. Benalla n'était pas placé sous mon autorité, ce n'était pas un commis de la Préfecture de police», lance Michel Delpuech. Il précise que cet observateur n'avait pas à agir ainsi et «devra répondre de ses actes devant la justice».      

15h35

Le préfet de police indique ne pas avoir connaissance de l'identité des personnes qui ont eu à subir des violences de la part de M. Benalla. «Elles n'ont pas porté plainte», indique-t-il, précisant qu'elles ont fourni de faux noms durant les contrôles d'identité.

15H23

«Monsieur Benalla est allé à Roissy [pour le retour des Bleus], est monté dans le bus, on l'a retrouvé sur les Champs-Elysées. Je peux vous assurer que j'ai personnellement dirigé la séquence la plus sensible, sans que Benalla n'interfère», a souligné le préfet. 

15H00

La DOPC a fourni le casque de protection seulement, selon les informations de Michel Delpuech. Ils n'auraient donc pas fourni le brassard et la radio. 

14H59

«Le 1er mai, l'intéressé n'avait aucune autorisation de port d'arme», a souligné le préfet. 

14H55

«L'IGPN aurait été saisie, mais elle n'est pas compétente pour des personnes ne relevant pas de la police nationale», s'est-il justifié. «Je rappelle que j'ai été informé de cette affaire par le palais de l'Elysée, que je me suis retourné vers l'Intérieur, qui m'a dit qu'il était déjà en lien avec l'Elysée». 

14H51

«La première fois que j'ai rencontré [Alexandre Benalla] c'était l'avant veille du 2e tour de la présidentielle [...] mais j'ignorais alors son nom»

14H50

Il aurait appris la présence d'observateurs le lendemain seulement, à 10H15. 

14H45

Le préfet a admis qu'Alexandre Benalla était un «interlocuteur connu» de la préfecture de police. Mais il précise ne pas connaître Vincent Crase. 

14H40

Michel Delpuech assure avoir appelé le procureur de la République de Paris François Molins, pour l'avertir que plusieurs hauts fonctionnaires de la préfecture de police avaient communiqué des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla. 

14H37

Il dénonce des «dérives individuelles inacceptables sur fond de copinage malsain».

14H30

Michel Delpuech dit n'avoir jamais été sollicité pour qu'Alexandre Benalla accompagne les policiers. «J'ai lancé des investigations internes pour savoir comment Benalla se trouvait sur l'opération sans que j'en sois informé», a-t-il ajouté. 

14H27

Le préfet de police estimait que le cas Benalla avait été «traité» par le cabinet de l'Elysée.

14H23

«En fin de journée [le 2 mai», le ministre de l'Intérieur est passé à mon bureau pour faire le point et pour aller en salle de commandement pour remercier les personnels et agents présents. J'ai alors découvert avec surprise et étonnement la présence de Benalla. Au moment de lui serrer la main, je lui demande ce qu'il fait là : 'J'étais sur le terrain, je suis venu', dit-il».

14H15

Michel Delpuech affirme qu'il a appris par son directeur de cabinet qu'«une vidéo relatant des violences policières» circulait sur Internet le 1er mai. Il ajoute avoir appris l'existence de l'«affaire Benalla» le 2 mai, par un collaborateur d'Emmanuel Macron. 

14H10

Après Gérard Collomb, c'est au tour du préfet de police Michel Delpuech d'être auditionné. 

12h30

Il n'a «jamais» été question de confier à Alexandre Benalla la direction d'une nouvelle entité chargée de la sécurité de l'Elysée qui est actuellement à l'étude, a affirmé lundi le ministre de l'Intérieur.

12h13

« Je répète que c’est mon directeur de cabinet qui a informé le directeur de cabinet de l’Elysée et que pour moi les choses étaient traitées », affirme Gérard Collomb.

11H42

Le ministre a précisé que c'est «par la boucle sur les réseaux sociaux» que son directeur de cabinet a appris l'existence de cette vidéo. «C'est un chargé de mission en charge des réseaux sociaux à l'Elysée qui lui a fait parvenir l'information», a-t-il ajouté. 

11h27

Gérard Collomb souhaite revenir sur ses déclarations précédentes. «La préfecture de police de Paris était au courant, pas forcément le préfet».

11h12

Gérard Collomb a indiqué ne pas savoir qui avait remis un brassard de police à Alexandre Benalla le 1er mai.

11h08

«M. Benalla a sollicité à plusieurs reprises les services du ministère de l'Intérieur pour obtenir une autorisation de port d'arme, la première fois en 2013, en janvier 2017 - donc avec mes prédécesseurs - et enfin en juin 2017 auprès de mon cabinet. Toutes ces demandes ont été refusées car M. Benalla ne remplissait pas les conditions requises. Toutefois, par un arrêté du préfet de police du 13 oct 2017, M. Benalla s'est vu délivrer une autorisation de port d'arme sur un autre fondement du code de la sécurité intérieure, sans que mon cabinet n'en ait été avisé».

10h58

«Ai-je rencontré le président dans le week-end, oui. Avons-nous parlé de l’affaire, le moins possible, nous avons surtout discuté de la réforme constitutionnelle», affirme le ministre d'Etat.

10h50

L'audition de Gérard Collomb passionne les internautes. Voici un aperçu de ce qui s'écrit sur Twitter.

10h34

Gérard Collomb indique avoir déjà rencontré Alexandre Benalla avant le 1er mai mais ignorait sa fonction. 

10h30

Le ministre de l'Intérieur a estimé que ce n'était pas à lui de saisir la justice. «Ce n'est pas au ministre qu'il appartient de le faire. (...) Je considère que c'est à ceux qui sont en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d'un signalement au titre de l'article 40 de le faire», a-t-il dit.

10h28

Gérard Collomb assure ne pas avoir été prévenu avant de la présence des deux observateurs avec les policiers le 1er mai.

10h20 

Le ministre de l'Intérieur affirme avoir pris connaissance de la vidéo le 2 mai.

10h10

L'audition de Gérard Collomb a commencé.

10h03

Christophe Castaner a demandé lundi d'éviter le «procès politique» dans l'affaire Benalla, expliquant se tenir «à disposition à la fois de la justice, à la fois de la commission d'enquête et à la fois des journalistes».

9h48

«C'est l'Elysée qui doit apporter une explication, plus peut-être que le ministre de l'Intérieur», a dit sur Europe 1 Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national.

09h40

Voici ce qui attend Gérard Collomb convoqué par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

09h35

09h25

François de Rugy a indiqué que le rapport de l'IGPN devrait être remis d'ici à la fin de la semaine.

08h01

«Il n'ya pas eu de dissimulation donc ce n'est pas une affaire d'Etat», considère sur RTL Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

07h57

«Tout ce qu'on nous a racontés est une fable. Maintenant, nous voulons la vérité(...). Gérard Collomb est responsable mais il n'est pas le seul.», a dit sur CNEWS Olivier Faure, Premier secrétaire du PS.

06h23

Outre Gérard Collomb, l'Assemblée auditionnera aussi ce lundi (14h) le préfet de police Michel Delpuech.

tout savoir sur la journee dU DIMANCHE 22 JUILLET

22H20

Emmanuel Macron a demandé au secrétaire général Alexis Kohler de lui faire des propositions pour réorganiser l'Elysée, où se tient une réunion de crise dimanche soir.

Le président a affirmé qu'il "interviendra au moment utile", a indiqué son entourage à CNEWS.  

22h13

Emmanuel Macron, qui ne s'est pas exprimé sur l'affaire Benalla jusqu'alors, a jugé les faits reprochés à son ex-collaborateur "inacceptables", selon son entourage. "Il n'y a pas eu et il n'y aura pas d'impunité", a ajouté le chef d'Etat, toujours selon son entourage. 

21h15

Le collaborateur de l'Elysée est mis en examen pour les chefs d'accusation suivants : violences en réunion n'ayant pas entraîné d'ITT, immixtion dans l'exercice d'une fonction publique, port public et sans droit d'insignes réglementés, recel de détournement d'images issues de la vidéo protection et recel de violation du secret professionnel.

Les cinq suspects -dont Alexandre Benalla- ont été placés sous contrôle judiciaire conformément aux réquisitions du parquet. 

20h49

Alexandre Benalla et les quatre autres suspects ont été mis en examen, a indiqué le parquet.

19h

Selon Franceinfo, un des trois policiers placés en garde à vue, a été mis en examen pour violation du secret professionnel et détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection. 

18h

Selon Le Parisien, une procédure a été engagée au sein de la gendarmerie pour radier Alexandre Benalla. Radié en 2017 une première fois, à sa demande, de la réserve opérationnelle, il était devenu "spécialiste expert" pour un groupe de 74 personnes, selon un document interne de la gendarmerie nationale. 

17H30

Le site parodique NordPress.be estime être censuré par Facebook, le réseau social privant les lecteurs de tous ses contenus humoristiques liés à l'affaire Benalla.

17H

Le juge d'instruction a entamé les auditions de Vincent Crase, d'Alexandre Benalla et des trois autres policiers qui ont été placés en garde à vue en fin de semaine.

12H00

Ce dimanche, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire à l'encontre d'Alexandre Benalla pour six chefs d'accusation, dont «violences en réunion» et «port prohibé d'arme de la catégorie B». 

Il est également placé sous contrôle judiciaire. 

11H52

Le parquet de Paris a affirmé que l'enquête avait été confiée à un juge d'instruction. 

11H30

Tandis que l'Assemblée nationale était paralysée depuis plusieurs jours par l'affaire Benalla, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé la suspension de l'examen de la révision constitutionnelle jusqu'à nouvel ordre. 

La séance a été levée jusqu'à lundi 16H, heure prévue pour l'examen du projet de loi «avenir professionnel». 

10H30

Les gardes à vue des cinq suspects, dont celle d'Alexandre Benalla, ont été levées samedi soir. Tous seront présentés à un juge d'instruction ce dimanche. 

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DU SAMEDI 21 JUILLET

20H12

La femme et l'homme frappés par Alexandre Benalla lors des manifestations du 1er mai ont été identifiés et ont demandé à être entendus par les enquêteurs, selon une source proche de l'enquête.

Ils avaient tous les deux fait l'objet d'une procédure de vérification d'identité après leur interpellation, a ajouté cette source, confirmant une information de franceinfo.

19H53

Une vive altercation a eu lieu entre Marine Le Pen (RN) et Christophe Castaner, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, dans les couloirs de l'Assemblée nationale. En cause : l'absence de Christophe Castaner dans l'hémicycle.

«Vous n'êtes pas dans l'hémicycle, où tout le monde vous réclame, même vos amis (...) C'est hallucinant (...) Vous êtes en train de faire une conférence de presse, de diffuser vos éléments de langage», s'est écriée la députée du Pas-de-Calais et présidente du RN en voyant Christophe Castaner parler avec des journalistes dans la salle des Quatre Colonnes. Mais «je ne suis pas obligé de me caler sur ces moments rares où vous êtes dans l'hémicycle», lui a répondu celui qui est aussi délégué général de LREM.

Marine Le Pen lui a aussi demandé s'il comptait répondre à une éventuelle convocation de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla. «Vos amis de LREM refusent de vous convoquer, pourquoi ?»

«Est-ce que vous pouvez m'écouter ? (...) Mme Le Pen, la démocratie, vous vous asseyez dessus», a répondu entre autres Christophe Castaner. «Est-ce que vous m'accordez deux secondes de temps de parole», a-t-il encore demandé, alors que Marine Le Pen couvrait sa voix. 

Le secrétaire d'Etat a assuré : «Si je suis convoqué par la commission d'enquête, je viendrai. Et j'apprécierais que vous en fassiez autant si un juge vous convoque.»

16H52

Les députés LR ont demandé des explications samedi sur un badge de l'Assemblée nationale, qui permettait à Alexandre Benalla d'accéder à l'hémicycle. «Alexandre Benalla disposait d'un tel badge depuis le 24 juillet 2017» et «ce badge lui a été retiré il y a trois jours», a affirmé Marc Le Fur (LR), l'un des vice-présidents de l'Assemblée, qui souhaite savoir qui lui a permis de l'avoir. 

Appelant à ne «pas créer des polémiques inutiles», François de Rugy (LREM), au perchoir, a déclaré qu'il existe «plusieurs milliers de badges pour des députés, fonctionnaires, collaborateurs, et un certain nombre de collaborateurs de l'exécutif, de ministres, dont du président de la République», et qu'«il en a toujours été ainsi».

14h12

Le collaborateur de l'Elysée, Alexandre Benalla, devait se marier ce samedi à la mairie d'Issy-les-Moulineaux. Mais sa garde à vue étant prolongée, les festivités ont été annulées.

11h14

Les gardes à vue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase ont été prolongées, a indiqué le parquet de Paris samedi en fin de matinée.

10h02

Le domicile d'Alexandre Benalla dans les Hauts-de-Seine a été perquisitionné, en sa présence, samedi matin.

09H57

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera auditionné lundi à 10H00 dans le cadre de l'affaire Benalla par la commission des Lois de l'Assemblée nationale dotée des pouvoirs d'enquête, a annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM).

L'audition, publique et retransmise, de M. Collomb « aura lieu lundi matin» à 10H00, a dit Mme Braun-Pivet lors de la réunion de la commission chargée de mettre au point un programme d'auditions. Le groupe majoritaire LREM, par la voix de Marie Guevenoux, a en outre accepté la publicité des autres auditions à venir, avec des exceptions en particulier sur les questions de « sûreté de l'État».

09H55

Les trois policiers suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla ont été placés en garde à vue samedi matin, a annoncé le parquet de Paris.

Ces trois hommes ont été placés en garde à vue pour «détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection» et «violation du secret professionnel». Alexandre Benalla, dont le domicile à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné samedi matin, avait été placé en garde à vue vendredi matin.

8H

Alexandre Benalla est toujours en garde à vue samedi matin.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DU VENDREDI 20 JUILLET 

23h15

Le fonctionnement de l'assemblée nationale et, en particulier, la séance consacrée au projet de révision constitutionnelle ont été les victimes collatérales de l'affaire Benalla. La séance s'est en effet levée autour de 23h15 sous haute tension après que les députés ont appris que le bureau de la commission des Lois avait échoué à se mettre d'accord quant au programme des auditions.

22h

Selon les informations de l'AFP, au terme d'une réunion houleuse, le bureau de la commission des Lois, dotée de pouvoirs d'enquête pour l'affaire Benalla, a échoué à se mettre d'accord vendredi soir sur un programme d'auditions. 

La majorité a proposé que Gérard Collomb soit entendu lundi matin alors que les oppositions ont exigé qu'il soit entendu dès samedi matin. La majorité a souhaité que seule l'audition du ministre soit publique alors que les oppositions ont réclamé que toutes les auditions le soient (fonctionnaires de police, etc...). L'Assemblée avait suspendu ses débats dans l'attente des résultats de ce bureau.

20h20

Selon les informations du Parisien, Emmanuel Macron, en déplacement en Australie le 1er mai, n’avait pas vu la vidéo présentant Alexandre Benalla violentant un manifestant, et n’a pas décidé de la sanction appliquée. C’est son directeur de cabinet, Patrick Strzoda, qui a décidé de la suspension de 15 jours d’Alexandre Benalla. À noter que, selon les informations de Ouest France, Patrick Strzoda doit prendre sa retraite au mois d’octobre prochain.

18h15

Édouard Philippe, interrogé au sujet de l'affaire Benalla à l'arrivée de la treizième étape du Tour de France, a appelé au «sang-froid», et a regretté la récupération politique de cette polémique. «Pour ceux qui, au delà d'attendre les réponses (des enquêtes et des commissions d'enquête parlementaires), utilisent ces évènements et ces questions à des fins soit d'obstruction parlementaire, soit d'exploitation politique, je leur dis : "prenons tous ensemble le sens de nos responsabilités"», a déclaré le Premier ministre.

17h30

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné par la commission des lois du Sénat mardi à 17h45 au sujet de l'affaire Benalla. La comission souhaite «entendre ses explications sur les conditions de la participation de M. Alexandre Benalla, alors chef adjoint du cabinet du Président de la République, aux opérations de maintien de l'ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris, ainsi que sur la nature et le cadre institutionnel de la mission qu'il y assumait au nom de l'État en collaboration avec les forces de sécurité», indique le communiqué

16h30 

Les présidents des groupes d'opposition ont demandé au Premier ministre de venir s'exprimer devant l'Assemblée au sujet de l'affaire Benalla. «Selon l'article 49 de la Constitution, le gouvernement est responsable devant le Parlement. Nous avons demandé que le chef du gouvernement vienne s'exprimer devant le Parlement, le Premier ministre refuse. C'est une situation de blocage qui n'est pas tenable», a notamment dénoncé le président du groupe LR Christian Jacob à la sortie d'une réunion entre les sept présidents de groupes parlementaires et le président de l'Assemblée François de Rugy (LREM).

«L'Assemblée ne peut pas faire semblant d'ignorer ce qui se passe à l'extérieur, elle ne travaille pas en vase clos», a renchéri la présidente du groupe socialiste Valérie Rabault. Jean-Christophe Lagarde, coprésident du groupe UDI-Agir a souligné qu'«au Bundestag ou à la Chambre des Communes, le gouvernement ne pourrait pas refuser de venir».

Une demande qui devrait rester lettre morte, au moins pour aujourd'hui. «Le Premier ministre continue son agenda. Il est sur le Tour», a indiqué Matignon, qui précise qu'Édouard Philippe devrait s'exprimer devant la presse après l'arrivée de la treizième étape de la Grande Boucle, prévue vers 17h30 à Valence.

14h45

Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin dans l'enquête, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

10h30

Alexandre Benalla a été placé en garde à vue des chefs de «violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public», «usurpation de fonctions», «port illégal d'insignes réservés à l'autorité publique», «complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéoprotection». Par ailleurs, trois policiers ont été suspendus à titre conservatoire pour avoir extrait des images de vidéo-surveillance de la Ville de Paris et les avoir transmises à Alexandre Benalla.

TOUT SAVOIR SUR LA JOURNEE DU Jeudi 19 juillet

Jeudi, le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour «violences par personne chargée d'une mission de service public» et «usurpation de fonctions», après la diffusion d'images du collaborateur du président Emmanuel Macron frappant un manifestant le 1er Mai. Gérard Collomb, qui sera auditionné par le Sénat la semaine prochaine avait également annoncé saisir l’IGPN.

Cette enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. Elle vise également l'«usurpation de signes réservés à l'autorité publique», selon les précisions du parquet.

Depuis mercredi soir, et la révélation de cette affaire par le journal Le Monde, de nombreux responsables politiques avaient appelé à des sanctions à l'encontre d’Alexandre Benalla, et demandé que la justice soit saisie des faits.

L'IGPN saisie

Outre cette enquête préliminaire, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour éclaircir les règles encadrant la présence d'observateurs au sein des forces de l'ordre et déterminer les circonstances dans lesquelles un collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla a pu, sous ce statut, frapper une jeune homme le 1er mai.

«Pour savoir dans quelles conditions ceci s'est passé, j'ai demandé à l'Inspection générale de la police nationale de préciser quelles sont les règles pour l'accueil et l'encadrement de ces observateurs et s'il en existe, de vérifier dans ce cas précis qu'elles ont été mises en œuvre», a déclaré le ministre, devant le Sénat, ajoutant qu’Alexandre Benalla et un deuxième homme, gendarme réserviste et employé de La République en Marche, «n'avaient aucune légitimité pour intervenir» ce 1er mai.

Gérard Collomb devant le Sénat en début de semaine prochaine

Gérard Collomb sera par ailleurs auditionné devant le Sénat au début de la semaine prochaine. 

La commission des lois «procédera à l'audition de M. Collomb (..) dans les premiers jours de la semaine prochaine, afin d'entendre ses explications sur les conditions de la participation de M. Alexandre Benalla, alors chef adjoint du cabinet du président de la République, aux opérations de maintien de l'ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris ainsi que sur la nature et le cadre institutionnel de la mission qu'il y assumait au nom de l'État en collaboration avec les forces de sécurité», avait écrit dans un communiqué la commission présidée par Philippe Bas (LR).

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