Les 14 meilleurs jeux vidéo de 2018

Notre sélection des meilleurs jeux de l'année. [© DR]

L'année 2018 a commencé fort dans le secteur des jeux vidéo. Pour aider les gamers indécis à faire leur choix, voici notre classement. Celui-ci sera remis à jour chaque mois.

God of War

Devenu un dieu parmi l’Olympe à la force de ses poings, Kratos est surtout entré au panthéon du jeu vidéo, au gré de trois épisodes phares sur PS2 et PS3. Pour son arrivée sur PS4, God of War le propulse loin de la Grèce antique, au cœur du royaume d’Odin et directement en première place de ce top. Sa nouvelle odyssée commence tristement par un deuil, puisque la mort de sa femme le conduit à tenir une promesse : celle de jeter ses cendres au sommet de la plus haute montagne de ce monde. Surtout, Kratos ne sera pas seul. Devenu père, il sera accompagné de son fils Atreus, auquel il devra apprendre à survivre. D’un esthétisme qui confine au merveilleux, God of War oscille en permanence entre le cauchemar et le rêve, dans un monde que seuls les dieux semblent pouvoir appréhender. Santa Monica Studios réussit le tour de force d’étirer, sur une trentaine d’heures, une aventure à la fois grandiloquente et touchante, enrobée par des combats titanesques.

God of War, Sony, sur PS4.

Dragon Ball FighterZ

Rares sont les jeux vidéo à susciter un engouement quasi mondial. Depuis son annonce en juin dernier, Dragon Ball FighterZ est entré avec force dans le cœur des fans de la célèbre saga, qui caressaient l’espoir de s’essayer, un jour, à un jeu de baston qui transcende l’œuvre d’Akira Toriyama. Disponible aujourd’hui sur consoles et PC, le titre ne les décevra pas, tant il transpose à l’écran toute la fureur et l’énergie des combats menés par Son Goku et sa clique. Sur un total de 24 combattants, il faudra en sélectionner trois pour former une équipe et se livrer à des joutes endiablées, avec la possibilité de changer de guerrier à tout moment. Si l’on regrette un mode histoire anecdotique et un gameplay relativement identique pour chaque protagoniste, Dragon Ball FighterZ est d’une beauté visuelle époustouflante et un jeu indispensable pour tout fan du manga.

Dragon Ball FighterZ, Bandai Namco, sur PS4, Xbox One et PC.

Kingdom Come Delivrance

Si jouer aux chevaliers continue d’amuser des générations d’enfants, les développeurs de Warhorse ont tenté d’imaginer ce qu’était réellement le quotidien de ces guerriers en armure. Sept années ont été nécessaires à ce studio pour réaliser Kingdom Come Deliverance, qui vient de sortir sur consoles et PC. Un titre, très réussi, qui se veut une véritable simulation de vie au Moyen Age. Nous sommes en 1403, dans le royaume de Bohême (aujourd’hui principale région de la République tchèque). Un territoire déchiré par la guerre civile. Dans la peau d’un fils de forgeron, nommé Henry, le joueur assiste impuissant à la mise à sac de son village et à la mort de ses parents. Dès lors, il n’aura de cesse de vouloir venger les siens. Basé sur des faits réels, Kingdom Come inscrit son récit dans un monde ouvert crédible et impressionnant.

Kingdom Come Deliverance, Deep Silver, Warhorse Studios, sur PC, PS4 et Xbox One.

Ghost of a Tale

Projet ambitieux et œuvre menée de main de maître par une petite équipe, Ghost of a Tale est la preuve que le talent paye. Après cinq années de travail, ce jeu d’aventure et d’infiltration arrive cette semaine dans une version définitive sur PC, d’une beauté visuelle époustouflante. On ne peut qu’être admiratif du travail réalisé par Lionel Gallat, ancien du studio Dreamworks, qui a su transposer, du cinéma vers le jeu vidéo, tout l’art du mouvement et du merveilleux. Ghost of a Tale s’intéresse aux mésaventures d’une petite souris, Tilo, envoyée en prison et sé- parée de sa compagne, pour avoir fait preuve de rébellion. Sa quête l’amènera à orchestrer sa grande évasion avant de s’atteler à retrouver sa belle. SeithCG livre ici un travail d’orfèvre pour offrir l’un des plus beaux contes actuels sur PC – et bientôt sur consoles –, porté par une direction artistique inspirée.

Ghost of a Tale, SeithCG, sur PC (prévu sur Xbox One et PS4).

Ni no Kuni II

Un jeune prince déchu de son trône, un royaume divisé, une paix à restaurer. C’est sur une base classique, comme tous les grands contes, que commence Ni no Kuni II, nouveau jeu d’aventure majestueux publié demain. Le charme opère dès les premières minutes du récit de la quête du roi Evan et ses amis. On retrouve ici tout l’attrait graphique inspiré des productions Ghibli, puisque des animateurs du célèbre studio ont officié sur cette œuvre, bercée par l’orchestration magistrale du compositeur émérite Joe Hisaishi. A bien des égards, Ni no Kuni II possède de grandes qualités. Il réussit surtout à nous projeter dans un univers féerique qui laissera une trace dans le cœur des jeunes joueurs, comme l’avait fait Secret of Mana (1993) en son temps. Ni no Kuni II porte en lui l’espoir de séduire une nouvelle génération qui, à son tour, portera un regard admiratif sur les jeux de rôle japonais.

Ni no Kuni II, Bandai Namco, sur PS4 et PC.

 

MOSS

«Notre intention était de créer une véritable relation entre un être humain et une souris, entre un joueur et l’héroïne de notre jeu, Quill». C’est par ces mots que Chris Alderson, directeur artistique du studio Polyarc, définissait il y a quelques mois Moss, son nouveau jeu vidéo, désormais disponible sur PS4 et PC. Un pari audacieux que seule la réalité virtuelle pouvait relever, afin d’effacer toute notion de distance entre le joueur et l’écran, et le faire pénétrer de la manière la plus immersive possible dans le petit monde de Moss.

Il faudra donc enfiler un casque PlayStation VR, HTC Vive ou Oculus Rift, pour faire connaissance avec Quill. Partie se promener dans la forêt, cette souris intré- pide va découvrir un cristal aux pouvoirs étranges, qui va bouleverser sa vie. D’une forêt peuplée de créatures magiques à des châteaux légendaires et aux donjons labyrinthiques, en passant par des marais inquiétants, il faudra aider cette petite boule de poils à résoudre des énigmes et à se battre, épée en main, pour restaurer la paix. Rares sont les jeux où le charme opère dès les premières secondes, et Moss en fait partie. Polyarc y développe un conte de Fantasy miniature, ainsi qu’une héroïne attachante, porté par une poésie visuelle impressionnante, que la réalité virtuelle permet d’admirer sous tous les angles. Le PSVR s’offre d’ailleurs l’une de ses meilleures expériences. Hommage à L’histoire sans fin, The Dark Crystal ou Brisby et le secret de Nimh, Moss s’apprécie comme un conte pour enfant, où la mélancolie ambiante n’est jamais triste et laisse place au merveilleux.

Moss, Polyarc, sur PlayStation VR, Oculus Rift et HTC Vive.

Detroit : Become Human

Du cycle des «Robots» d’Isaac Asimov (1950) au Terminator de James Cameron (1984), l’émancipation des machines inspire les récits d’anticipation. Thème que développe le studio français Quantic Dream dans Detroit :  Become Human, sa nouvelle expérience narrative à découvrir sur PS4. Un titre qui s’éloigne du média jeu vidéo au sens traditionnel, pour livrer une aventure proche du cinéma. Au cœur de la ville de Detroit en 2038, les androïdes sont partout, participant à la fois à une révolution sociale sans précédent, mais aussi au déclin d’une Amérique minée par l’explosion du chômage et les conséquences du réchauf­fement climatique, tandis que la Troisième Guerre mondiale guette. Dans ce contexte tendu, certains androïdes se rebellent. A l’instar de Kara, contrainte d’assassiner son maître violent, alors que ce dernier tentait de tuer sa fille ; ou de Markus, héraut de la révolution cybernétique qui s’annonce. Parallèlement, Connor, un robot enquêteur de la police de Detroit, tentera de comprendre ce qui pousse ses semblables à s’affranchir de leur servitude. Construit sur la base d’un scénario à choix multiple Detroit : Become Human, n’est pas un jeu d’action, mais plus un thriller digne d’une série TV. Servi par des graphismes sublimes et une ambiance inspirée, le nouveau titre de Quantic Dream man­que souvent de rythme pour soutenir l’attention des spectateurs-acteurs. Reste une œuvre audacieuse qui invite à explorer toutes ses ramifications.

Detroit : Become Human, Sony, disponible sur PS4.

Bayonetta 1 & 2

Devenue une icône chez les fans de jeux vidéo japonais, la sorcière Bayonetta opère un come-back explosif. Le premier et le deuxième volet de cette saga, qui porte son nom, sont disponibles à partir d’aujourd’hui sur Nintendo Switch. Respectivement sortis en 2009 et 2014, ces deux titres d’action avaient déjà retenu l’attention des gamers, en proposant un gameplay survitaminé. Imaginés par Hideki Kamiya, père de la célèbre série Devil May Cry, ces titres n’ont pas vieilli avec le temps. Armée de la tête aux pieds, et comptant sur ses pouvoirs magiques, Bayonetta dé- ploie un arsenal qui ne fait pas dans la finesse et qui exige des réflexes dignes d’un félin pour affronter des hordes d’ennemis. Graphismes affinés, vitesse d’animation accélérée et un tout nouveau mode multijoueur offrent un lifting intéressant à ces jeux, en attendant le 3e volet, déjà annoncé.

Bayonetta 1 & 2, Sega/Nintendo, sur Nintendo Switch.

Sea of Thieves

Carte au trésor, jambes de bois, cache-œil, grog et pavillons noirs vont alimenter le quotidien des forbans pro priétaires d’une Xbox One ou d’un PC. Sea of Thieves est disponible. Un titre que les amateurs de piraterie devraient s’empresser de compter parmi leur butin. Le studio Rare les invite à embarquer dans un jeu exclusivement multijoueur pour fonder un équipage et partir à l’assaut des Caraïbes et de leurs trésors. A eux de dégainer leurs sabres pour écrire leur légende. Les flibustiers virtuels seront amenés à hisser la grand-voile pour partir à l’abordage de galions remplis d’or, après avoir fait parler la poudre à canon. Entre les soirées rhum au coin d’un feu et les combats épiques face au Kraken – dont les tentacules géants peuvent briser un navire –, Sea of Thieves témoigne, avec humour, du quotidien de ces bandits aux mille et une aventures.

Sea of Thieves, Microsoft, sur Xbox One et PC.

Shadow of the Colossus

Couvert d’éloges lors de sa sortie sur PS2 en 2005, Shadow of the Colossus avait marqué l’esprit de tout joueur qui s’y était essayé. Poétique, ambitieux et gigantesque, le jeu des auteurs d’Ico et du récent The Last Guardian revient cette semaine dans une version graphiquement reliftée pour la PS4. Wander, le héros de cette odyssée ténébreuse, enfourche à nouveau son fidèle destrier Agro pour parcourir des terres désolées, peuplées de créatures démesurées, les Colosses. Armé d’un arc et d’une épée magique, Wander devra trouver le moyen de tous les terrasser pour ressusciter une mystérieuse jeune femme. Si ce Shadow of the Colossus, édition 2018, ne change en rien l’épopée désespérée du jeune aventurier, on ne peut qu’admirer le travail de refonte graphique mené par le studio Bluepoint Games. Son univers reprend vie dans un souci du détail qui force le respect.

Shadow of the Colossus, Sony, sur PS4.

Mario Tennis Aces

Raquette en main, baskets aux pieds et casquette vissée sur le crâne, Mario et ses amis s’offrent un break ­estival sur les courts. La mascotte de Nintendo est de retour avec Mario ­Tennis Aces. Un jeu de sport qui revisite l’art et la manière de se renvoyer la ­petite balle jaune. Si les règles sont ­respectées à la lettre, Nintendo confère à quinze de ses personnages emblématiques une bonne dose de super-pouvoirs afin de décomplexer les échanges. Transferts instantanés d’un point à l’autre du terrain pour ne pas rater un coup droit puissant, envolée dans les airs pour asséner un smash imparable, course ­effrénée vers le filet… Les sets défilent et l’on ne s’ennuie jamais, avec des parties pouvant opposer jusqu’à quatre joueurs. Il est même possible de décrocher les Joy-Con pour y jouer avec les ­détecteurs de mouvements, afin de simuler le fait de tenir une vraie raquette.

Mario Tennis Aces, Nintendo, sur Switch.

TT Isle of Man

Avec ses 60 km de longueur, ses 264 virages et ses pointes de vitesse à 330 km/h, le circuit de l’île de Man est devenu mythique pour les motards. C’est ce parcours à la fois légendaire et dangereux qui constitue l’âme de TT Isle of Man, nouvelle simulation de course disponible sur consoles et PC. Depuis 1907, le Tourist Trophy est un défi que seuls les pilotes d’élite parviennent à relever, au risque d’y laisser leur vie. Le studio Kylotonn a réussi son pari de livrer l’un des meilleurs jeux de moto actuels. En s’appuyant sur une modélisation impeccable de ce parcours, TT Isle of Man offre des sensations de conduite grisantes, à condition d’y jouer en vue subjective. Il transmettra aux passionnés l’envie de battre leur chrono en domptant ces monstres mécaniques. Si neuf autres circuits sont disponibles, inscrire son nom au top des records de l’île de Man en sera la principale obsession.

TT Isle of Man, Bigben Interactive, sur PS4, Xbox One et PC.

Sega Mega Drive Classics

Console culte de l’ère 16 bits au même titre que la Super Nintendo, la Mega Drive revient en force cette année pour fêter ses 30 ans. En attendant une nouvelle version physique de la machine prévue d’ici à la fin de l’année en version «mini», Sega vient de lancer une compilation regroupant 53 jeux qui ont ­marqué sa ludothèque. Et si la mascotte Sonic trône à la tête de cette ­sélection, de nombreux hits de l’époque s’offrent aux joueurs et aux parents ­désireux de partager leurs souvenirs avec leurs ­enfants. Citons pêle-mêle : Street of Rage, Wonder Boy V, La ­légende de Thor, Landstalker, Gunstar Heroes ou encore Shinobi, des titres dont les rétrogamers ne cessent de ­vanter les mérites. ­L’ensemble de cette anthologie respire ­d’ailleurs la nostalgie, puisque l’interface des menus reproduit virtuellement une chambre d’adolescent des années 1980-1990, avec la console raccordée à un ­téléviseur cathodique, des posters de jeux accrochés au mur, ainsi qu’une ­étagère où l’on est invité à sélectionner les cartouches avant d’y jouer. Tous ces jeux marquant de l’époque où la 2D et les pixels s’affichaient sur nos écrans sont ici parfaitement émulés pour les ­téléviseurs actuels. Chacun dispose d’ailleurs d’une option permettant de simuler le rendu d’un téléviseur de l’époque. Il est à souligner que Sega a inclus un système de «rembobinage rapide» pour rendre les jeux légèrement plus accessibles. Une initiative louable, tant la ­difficulté de certains jeux pourrait rebuter la nouvelle génération.
Sega Mega Drive Classics, Sega, sur PS4, Xbox One et PC.

The Crew 2

Les fans de course, sur terre, en mer ou dans les airs, sont invités à vivre leur passion dans The Crew 2. Un jeu permettant d’accéder à un immense garage abritant plus de 300 véhicules en tous genres pour parcourir les Etats-Unis au gré de ses envies. Du motocross aux hors-bord, en passant par les supercars et les avions de course, quatorze disciplines sont proposées pour en découdre dans des conditions extrêmes. Surtout, The Crew 2 permet de dépasser ses limites dans un monde ouvert impressionnant. Le titre offre une «balade» virtuelle aux Etats-Unis, de l’Atlantique au Pacifique, avec des panoramas saisissants. Si le premier opus, sorti en 2014, demeurait perfectible, Ubisoft a revu sa copie pour ce nouvel épisode, avec des sensations appréciables et un choix de véhicules conséquent. Un titre qui arrive à point nommé pour l’été.

The Crew 2, Ubisoft, sur PS4, Xbox One et PC.

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